Les actions ont la cote, mais les flux se font attendre

jeudi 31 janvier 2013 17h39
 

par Raoul Sachs

PARIS (Reuters) - "2012 a été l'année des obligations, 2013 sera l'année des actions" : Nombreux sont les brokers et responsables de sociétés de gestion qui partagent ce point de vue mais en cette fin janvier 2013, le "grand arbitrage" obligations/actions n'a pas encore commencé.

Plusieurs d'entre eux expliquent que la décollecte des fonds monétaires, dont les rendements étaient devenus insignifiants, a profité aux fonds obligataires et dans une bien moindre mesure aux fonds actions.

Les Bourses, notamment européennes, ne cessent de progresser depuis l'"effet Draghi" de la fin juillet 2012 quand le président de la Banque centrale européen (BCE) a prévenu qu'il ferait tout pour empêcher l'éclatement de la zone euro.

Mais les flux acheteurs sont peu significatifs après une année 2012 qui a couronné toutes les catégories d'obligations mais davantage en fin d'année les dettes d'entreprises ou des pays périphériques qui offrent des rendements plus attrayants que les emprunts d'Etat allemand réputés sans risque.

"Tout le monde dit : il faut aller sur les actions, mais personne n'en achète vraiment", ironise un économiste d'une grande banque.

"La rhétorique est haussière sur les actions - elles vont progresser de 30% cette année -, mais nombreux sont ceux qui soulignent que l'exposition des investisseurs aux actions l'est beaucoup moins", écrivent les stratégistes actions de Bank of America Merrill Lynch.

Ce biais favorable aux actions s'appuie sur un scénario macroéconomique relativement optimiste et très consensuel de fin de crise en 2013 qui s'appuie sur les hypothèses suivantes :

- la croissance économique bien que faible est bien ancrée aux Etats-Unis;   Suite...

 
Nombre de brokers et de responsables de sociétés de gestion estiment que 2013 sera l'année des actions, mais le "grand arbitrage" entre obligations et actions n'a pas encore commencé et les flux acheteurs en Bourse sont peu significatifs pour l'instant. /Photo d'archives/REUTERS/John Schults