La CE accuse Novartis et J&J d'avoir freiné des génériques

jeudi 31 janvier 2013 14h48
 

BRUXELLES (Reuters) - La Commission européenne poursuit sa bataille contre les laboratoires qui entravent la mise sur le marché de médicaments génériques, accusant Novartis et Johnson & Johnson d'avoir conclu des accords dans ce sens aux Pays-Bas.

Il s'agit de la troisième procédure ouverte par l'exécutif européen, qui a épinglé l'an dernier le danois Lundbeck, l'allemand Merck, ainsi que Servier et plusieurs autres groupes pharmaceutiques.

Les régulateurs des deux côtés de l'Atlantique sont partis en guerre contre ces accords dans le cadre desquels les gros laboratoires paient les fabricants de génériques pour qu'ils repoussent la mise sur le marché de leurs produits. Ils soulignent que cette pratique entraîne un surcoût pour les consommateurs.

La Commission européenne a annoncé qu'elle avait envoyé un communiqué des griefs à J&J et Novartis concernant un accord de ce type entre leurs filiales aux Pays-Bas.

Elle précise que cet accord aurait peut-être bloqué la commercialisation du produit générique du médicament antidouleur fentanyl entre juillet 2005 et décembre 2006.

Benoît Van Overstraeten et Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

 
La Commission européenne poursuit sa bataille contre les laboratoires qui entravent la mise sur le marché de médicaments génériques, accusant Novartis et Johnson & Johnson d'avoir conclu des accords dans ce sens aux Pays-Bas. /Photo d'archives/REUTERS/Sergio Perez