Rome défend la banque centrale dans le dossier Monte Paschi

mardi 29 janvier 2013 20h39
 

SIENNE/ROME (Reuters) - Le ministre italien de l'Economie Vittorio Grilli a pris mardi la défense de la banque centrale contre les accusations de laxisme portées à son encontre après la mise en cause du groupe Monte Paschi, en parlant d'une supervision "attentive" et "appropriée".

Un document de la Banque d'Italie montre par ailleurs que celle-ci avait multiplié les examens des conditions de liquidité de la banque au second semestre 2009 mais aussi que les sanctions contre l'ancienne équipe dirigeante n'étaient intervenues qu'après que celle-ci avait quitté l'établissement l'an passé.

Ce document, déposé au Parlement après l'intervention de Vittorio Grilli, veut à son tour dédouaner la banque centrale de toute accusation de négligence.

En outre, des documents internes à la Monte Paschi révèlent que son comité d'audit interne et son unité de contrôle du risque avaient émis de sérieux doutes dès novembre 2009 sur le département finances de la banque, au coeur du scandale des pertes sur dérivés.

Ces documents évoquent notamment un "dépassement systématique des limites de risque" dans la gestion du portefeuille propriétaire de 24 milliards d'euros du groupe bancaire et des contrats "pas toujours en conformité avec les meilleurs valorisations du marché".

Banca Monte dei Paschi di Siena, troisième banque d'Italie, est accusée d'avoir surpayé en 2007 sa rivale Antonveneta et de s'être engagée entre 2006 et 2009 dans des opérations risquées sur des produits dérivés financiers, avec à la clé des pertes susceptibles d'atteindre 720 millions d'euros.

Une source judiciaire a déclaré à Reuters que les autorités enquêtaient sur des soupçons de corruption liés au rachat d'Antonveneta et d'infractions lors des transactions sur dérivés.

UNE AMENDE INFLIGÉE À VIGNI

S'exprimant devant la commission des Finances du parlement, Vittorio Grilli a passé en revue les différentes mesures prises par la Banque d'Italie qui joue le rôle d'autorité de tutelle des établissements de crédit. "La supervision par la Banque d'Italie était appropriée, soutenue et attentive et elle s'est renforcée au fil du temps", a-t-il dit.   Suite...

 
Le ministre italien de l'Economie Vittorio Grilli a pris mardi la défense de la banque centrale contre les accusations de laxisme portées à son encontre après la mise en cause du groupe Monte Paschi, en parlant d'une supervision "attentive" et "appropriée". /Photo prise le 27 juin 2012/REUTERS/Stefano Rellandini