Monte Paschi, en plein scandale, affronte ses actionnaires

vendredi 25 janvier 2013 18h35
 

par Silvia Aloisi et Stefano Bernabei

ROME (Reuters) - Les actionnaires de Monte Paschi, la troisième banque italienne, s'en sont pris à ses dirigeants lors d'une assemblée générale réunie vendredi en plein scandale sur les pertes de près de 720 millions d'euros subies dans des transactions sur des produits dérivés financiers complexes.

L'affaire menace aujourd'hui de rejaillir sur le gouvernement et la Banque d'Italie, soupçonnés de défaillances dans la supervision des activités du groupe et des conditions dans lesquelles ils ont promis de lui apporter 3,9 milliards de capitaux publics pour renforcer son bilan.

La situation est d'autant plus embarrassante pour le président du Conseil, Mario Monti, qu'elle intervient un mois tout juste avant les élections législatives des 24 et 25 février

Mario Monti a promis "un maximum de clarté et de transparence" mais il a réfuté toute responsabilité de son gouvernement dans ce dossier.

Il a en outre affirmé sa confiance dans la Banque d'Italie, dirigée, lors de la création des produits incriminés, par Mario Draghi, devenu depuis président de la Banque centrale européenne (BCE).

"Les épargnants italiens doivent savoir, et je crois qu'ils le savent, que les banques italiennes ont été parmi les plus solides pendant la crise", a-t-il dit, assurant que les problèmes de Monte Paschi n'affectaient pas le reste du secteur.

Ses propos sont loin d'avoir rassuré les actionnaires de la banque toscane, créée en 1472 et dont le nom complet est "Banca Monte dei Paschi di Siena".

Lors de l'assemblée générale réunie vendredi à Sienne pour approuver les conditions du renflouement par l'Etat, ils ont exprimé sans détour leur colère.   Suite...

 
Les actionnaires de Monte Paschi, la troisième banque italienne, s'en sont pris à ses dirigeants lors d'une assemblée générale réunie vendredi en plein scandale sur les pertes de près de 720 millions d'euros subies dans des transactions sur des produits dérivés financiers complexes. /Photo prise le 25 janvier 2013/REUTERS/Stefano Rellandini