Crédit agricole prévoit une dépréciation au 4e trimestre

vendredi 25 janvier 2013 10h51
 

PARIS (Reuters) - Crédit agricole SA a annoncé vendredi une dépréciation dans les comptes de ses caisses régionales et la vente d'environ un tiers de sa participation dans la banque espagnole Bankinter.

La provision de 651 millions d'euros qui sera enregistrée dans les comptes du 4e trimestre 2012 des caisses régionales impactera négativement leur contribution au résultat consolidé de Crédit agricole SA, la structure cotée du groupe, pour un montant de 160 millions environ au cours de la même période.

La dépréciation est liée à un changement dans la méthode de valorisation des titres que les caisses régionales détiennent dans la SAS Rue La Boétie, actionnaire majoritaire de Crédit agricole SA.

"En revanche, les résultats consolidés et les ratios de solvabilité du groupe Crédit agricole ne sont pas concernés par cette dépréciation", a cependant précisé la banque dans un communiqué.

"En effet, les Caisses locales, les Caisses régionales, la SAS RLB et Crédit Agricole S.A. formant ensemble l'entité consolidante du groupe Crédit Agricole, les liens capitalistiques entre ces différentes structures sont neutralisés."

L'opération n'a en outre "aucune incidence sur le ratio de solvabilité des Caisses régionales".

Le cumul des résultats consolidés des Caisses régionales était en 2011 s'élevait à 4.111 millions d'euros et, sur les 9 premiers mois de l'année 2012, à 2.444 millions.

Crédit agricole a également annoncé avoir réalisé la cession d'unepart de sa participation dans la banque espagnole Bankinter, portant sur environ 5,2% du capital, pour un montant de 116 millions d'euros, opération qui lui permet de dégager une plus-value de 32 millions.

LA PLUS-VALUE SALUÉE   Suite...

 
Crédit agricole SA prévoit une dépréciation de 651 millions d'euros dans les comptes du 4e trimestre 2012 de ses caisses régionales. La banque française a par ailleurs cédé environ un tiers de sa participation dans la banque espagnole Bankinter. /Photo d'archives/REUTERS/Jean-Paul Pélissier