Le financement de l'Espagne avance au pas de course

mardi 22 janvier 2013 17h33
 

par Paul Day

MADRID (Reuters) - Les investisseurs étrangers se sont rués mardi sur l'émission de nouvelles obligations à 10 ans et sur l'adjudication de dette à court terme de l'Espagne, qui profite pleinement du regain d'appétit pour la dette des pays faibles de la zone euro.

Le Trésor espagnol a placé sept milliards d'euros de son nouvel emprunt syndiqué à 10 ans, ainsi que 2,78 milliards de bons à trois à six mois avec des rendements divisés par quatre pour les échéances les plus courtes et par deux pour les autres.

Le nouvel emprunt de référence à 10 ans du Trésor espagnol - le premier en plus d'un an - a attiré une demande d'environ 24 milliards d'euros, a annoncé le ministre de l'Economie Luis de Guindos, un montant "sans précédent", a-t-il dit.

Environ 60% de la demande provenait d'investisseurs non-résidents, a-t-on appris de source du ministère de l'Economie, signe de l'intérêt accru des investisseurs internationaux.

Une source gouvernementale proche du dossier avait indiqué que malgré l'explosion de la demande, Madrid choisirait de ne pas lever plus de sept milliards d'euros afin de préserver l'appétit du marché pour la dette espagnole. Avant le placement, la source avait indiqué que Madrid visait à lever quatre milliards d'euros dans le cadre de ce nouvel emprunt syndiqué.

Madrid a fixé à 365 points de base au-dessus de la courbe des swaps le spread définitif de son emprunt syndiqué à 10 ans, a-t-on appris d'une source de marché.

Le succès du placement de l'Espagne surpasse celui de son voisin italien, qui vient d'émettre six milliards d'euros d'une nouvelle obligation à 15 ans la semaine dernière.

Les deux pays ont déjà bien avancé dans leur programme de financement pour l'année 2013. Sans compter l'émission du jour, Madrid avait réalisé environ 9% de son objectif annuel - d'un montant total de 120 milliards d'euros -, tandis que Rome a comblé environ 10% de ses besoins.   Suite...

 
Les investisseurs étrangers se sont rués mardi sur l'émission de nouvelles obligations à 10 ans et sur l'adjudication de dette à court terme de l'Espagne, qui profite pleinement du regain d'appétit pour la dette des pays faibles de la zone euro. /Photo d'archives/REUTERS/Sergio Perez