Le Néerlandais Dijsselbloem confirmé à la tête de l'Eurogroupe

lundi 21 janvier 2013 23h29
 

BRUXELLES (Reuters) - Le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem a été confirmé à la présidence de l'Eurogroupe, qui rassemble les ministres des Finances de la zone euro, poste où il remplace le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, a annoncé lundi un responsable de la zone euro.

Le président de l'Eurogroupe est nommé pour deux ans et demi et Jean-Claude Juncker avait fait savoir de longue date qu'il souhaitait quitter la fonction à l'issue de son dernier mandat. Il dirige l'Eurogroupe depuis 2005.

La désignation de Jeroen Dijsselbloem - un économiste de 46 ans, ministre des Finances des Pays-Bas depuis novembre et ardent défenseur de la discipline budgétaire - avait fait l'objet d'un accord informel au dernier sommet de l'Union européenne en décembre.

Mais l'un de ses principaux atouts est sans aucun doute sa nationalité, les Pays-Bas faisant partie du club de plus en plus restreint des pays disposant de la meilleure note de crédit possible.

L'Espagne n'a pas soutenu la candidature du Néerlandais, a précisé lundi soir le président sortant Jean-Claude Juncker.

Pressé, notamment par le ministre français de l'Economie, Pierre Moscovici, d'exposer son projet pour l'Union européenne, Jeroen Dijsselbloem a écrit une lettre à ses pairs, précisant sa position, lettre à laquelle Reuters a eu accès lundi.

"POURSUIVRE LA MÊME DYNAMIQUE"

Il y exprime sa volonté d'aller au-delà de la simple gestion de la crise pour se tourner davantage vers des politiques à plus long terme afin de cimenter la confiance dans la zone euro.

Il ajoute qu'il cherchera à élargir son rôle, et notamment à se faire inviter par les ministres des Finances et les banquiers centraux du groupe des 20 pays les plus riches (G20).   Suite...

 
Le ministre néerlandais des Finances, Jeroen Dijsselbloem, a été confirmé lundi par ses pairs à la présidence de l'Eurogroupe, l'instance qui rassemble les ministres des Finances de la zone euro. Il remplace le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker. /Photo prise le 21 janvier 2013/REUTERS/Yves Herman