La batterie du 787 de Boston n'aurait pas subi de surtension

dimanche 20 janvier 2013 17h40
 

TOKYO/WASHINGTON (Reuters) - Le Bureau national de sécurité des transports (NTSB) américain a annoncé dimanche avoir écarté la thèse selon laquelle une surtension serait à l'origine de l'incendie de batterie sur l'avion Boeing 787 Dreamliner de la compagnie Japan Airlines (JAL) à l'aéroport de Boston ce mois-ci.

La semaine dernière, l'ensemble des 787 en exploitation dans le monde ont été cloués au sol à la suite d'un second incident de batterie lithium-ion sur un avion 787 d'All Nippon Airways (ANA), ayant forcé l'appareil à un atterrissage d'urgence à Takamatsu, dans l'ouest de l'Archipel.

"L'examen des données de la boite d'enregistrement du vol de l'appareil B-787 de JAL montre que la batterie du groupe auxiliaire de l'APU (groupe auxiliaire de puissance) n'a pas été au-delà du voltage prévu de 32 volts", a déclaré le NTSB dans un communiqué transmis par un responsable de Boeing Japon.

Vendredi, le Bureau japonais de sécurité des transports (JTSB) avait dit à la presse qu'une surtension pourrait avoir provoqué une surchauffe de la batterie du Dreamline d'All Nippon Airways qui a dû atterrir en urgence.

Des enquêteurs américains ont examiné la batterie qui alimentait l'APU où l'incendie à démarré sur l'avion de Japan Airlines, ainsi que plusieurs autres pièces de l'appareil, a précisé le NTSB dans un communiqué.

Le Bureau japonais de sécurité des transports (JTSB) a déclaré de son côté qu'il était au courant du rapport du NTSB et prendrait en compte le communiqué américain dans son enquête.

"Je ne peux rien ajouter pour le moment dans la mesure nous n'avons pas encore commencé notre enquête sur la batterie ici", a déclaré à Reuters l'inspecteur du JTSB, Hideyo Kosugi.

Securaplane Technologies, filiale du groupe britannique Meggitt, a confirmé dimanche qu'il fabriquait les chargeurs de batterie au lithium-ion utilisés dans le Dreamliner et ajouté qu'il était prêt à soutenir pleinement les enquêtes sur les problèmes de batteries qui ont cloué les avions au sol.

Mardi, l'équipe des enquêteurs doit se réunir à Tucson dans l'Arizona, où est basé Securaplane, afin de tester et d'examiner le chargeur de batterie et d'enregistrer la mémoire non-volatile de l'appareil de contrôle de l'APU, a annoncé le NTSB américain.   Suite...

 
Un Boeing 787 Dreamliner immobilisé à l'aéroport de Boston au début du mois après un incendie de sa batterie. Le Bureau national de sécurité des transports (NTSB) américain a écarté la thèse selon laquelle une surtension serait à l'origine de cet incident. /Photo prise le 7 janvier 2013/REUTERS/Brian Snyder