La Banque d'Italie de plus en plus pessimiste

vendredi 18 janvier 2013 17h43
 

ROME (Reuters) - La Banque d'Italie a revu en baisse vendredi ses prévisions économiques pour intégrer la dégradation continue des conditions de crédit et un contexte international défavorable, une mauvaise nouvelle pour l'ensemble des partis politiques à cinq semaines des élections législatives.

La banque centrale prévoit désormais une contraction de 1,0% du produit intérieur brut (PIB) cette année, alors qu'elle n'attendait jusqu'à présent qu'un recul de 0,2%.

Dans son rapport trimestriel sur l'économie, elle explique que la récession qui a débuté au troisième trimestre 2011 devrait se prolonger durant une bonne partie de 2013.

Elle ne s'attend plus qu'à une reprise modeste et incertaine au second semestre de l'année et une croissance limitée à 0,7% en 2013, ajoutant que le PIB italien s'est probablement contracté de 2,1% en 2012.

La politique d'austérité menée par l'actuel président du Conseil, Mario Monti, nommé en pleine crise financière fin 2011 pour tenter de restaurer la crédibilité internationale du pays, se voit souvent reprocher d'avoir exacerbé la récession l'an dernier.

La tâche s'annonce donc particulièrement délicate pour le gouvernement qui succédera au sien à l'issue des élections législatives des 24 et 25 février prochains.

Soulignant l'impact de la crise sur l'économie de la péninsule, la Banque d'Italie note que même après le retour à la croissance prévu l'an prochain, le PIB italien sera encore inférieur de 7% à celui de 2007, avant la crise.

Son rapport estime que le déficit public italien est retombé à 3% environ du PIB en 2012 après 3,9% en 2011.

Il ne donne pas de prévision précise pour cette année mais dit que les mesures budgétaires prises en 2011 "permettront une amélioration de l'équilibre des finances publiques durant la période 2013-2014".   Suite...

 
La Banque d'Italie a revu en baisse ses prévisions économiques pour intégrer la dégradation continue des conditions de crédit et un contexte international défavorable, une mauvaise nouvelle pour l'ensemble des partis politiques à cinq semaines des élections législatives. La banque centrale prévoit désormais une contraction de 1,0% du produit intérieur brut (PIB) cette année, alors qu'elle n'attendait jusqu'à présent qu'un recul de 0,2%. /Photo prise le 11 janvier 2013/REUTERS/Alessandro Garofalo