Vers un impact limité des problèmes du 787 sur ses fournisseurs

vendredi 18 janvier 2013 17h40
 

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - A moins d'un scénario catastrophe aujourd'hui très hypothétique, l'impact des difficultés du 787 Dreamliner de Boeing sur ses fournisseurs comme Zodiac Aerospace, Thales ou Safran devrait être limité, estiment vendredi des analystes.

Les autorités américaines et japonaises de l'aviation civile ont fait savoir vendredi que les investigations sur deux incidents liés aux batteries lithium-ion du long-courrier de Boeing se poursuivraient encore une semaine.

Les 50 exemplaires de l'appareil sont cloués au sol depuis mercredi soir pour une durée indéterminée à la suite de dysfonctionnements liés à ces batteries fabriquées par le japonais GS Yuasa pour le compte de l'équipementier Thales, qui les fournit ensuite à Boeing.

Les enquêteurs cherchent à déterminer la cause du déclenchement d'alarmes liées à la batterie d'un 787 indiquant un possible dégagement de fumée, qui a forcé la compagnie japonaise All Nippon Airways à atterrir d'urgence mercredi dans l'ouest de l'archipel.

Quelques jours auparavant, la batterie d'un 787 de Japan Airlines vide avait pris feu à l'aéroport de Boston.

"Si Boeing trouve que le problème est circonscrit à la batterie, cela peut être assez rapide et limiter le temps que l'avion restera au sol. Si c'est vraiment un problème systémique, les conséquences peuvent être importantes", estime Christophe Ménard, analyste chez Kepler Securities.

En clair, la question va être de savoir s'il s'agit simplement d'un problème d'installation des batteries, qui ne devrait pas être trop difficile à régler, ou si le système électrique doit être revu, ce qui risquerait de prolonger l'immobilisation des 787, expliquent les analystes.

Barclays souligne dans une note que les deux incidents ne semblent pas liés, ce qui pourrait écarter la crainte d'un problème plus grave ou systémique.   Suite...

 
Un Boeing 787 d"All Nippon Airways immobilisé sur le tarmac de l'aéroport de Takamatsu. A moins d'un scénario catastrophe aujourd'hui très hypothétique, des analystes estiment que l'impact des difficultés du 787 Dreamliner de Boeing sur ses fournisseurs comme Zodiac Aerospace, Thales ou Safran devrait être limité. /Photo prise le 18 janvier 2013/REUTERS/Issei Kato