PSA, comme Renault, va négocier sur sa compétitivité

jeudi 17 janvier 2013 19h37
 

par Gilles Guillaume

PARIS (Reuters) - PSA Peugeot Citroën entend négocier dans les prochains mois un accord de performance pour améliorer la compétitivité de ses usines françaises, emboîtant ainsi le pas à son concurrent Renault qui a lancé le processus à l'automne dernier.

Le président du directoire Philippe Varin avait indiqué fin septembre au Mondial de l'automobile qu'en raison de la restructuration lancée par PSA, le moment n'était pas opportun pour un accord global sur la compétitivité des usines du groupe.

"Nous travaillerons sur un accord de performance dans quelques mois qui sera un des dispositifs clés du retour à la compétitivité du groupe", a déclaré jeudi le directeur industriel de PSA Denis Martin, au cours d'un point de presse consacré aux négociations en cours sur le plan social annoncé par le groupe en juillet.

Le projet d'accord de performance, qui rappelle ce que prépare Renault pour rapprocher la compétitivité de ses sites français de celle de ses usines espagnoles, est distinct du plan par lequel PSA entend supprimer 8.000 emplois en France d'ici 2014.

Renault, dans le cadre de ses propres négociations, a annoncé mardi qu'il supprimerait 7.500 emplois en France d'ici 2016, essentiellement via des départs naturels. Le gouvernement français n'y a rien trouvé à redire, alors qu'il avait vertement critiqué PSA en juillet.

"Je ne me compare pas du tout avec Renault, Renault est dans un contexte qui est le sien, nous, nous sommes dans un autre contexte", a déclaré Denis Martin, en réponse à une question sur la réaction différente observée de la part du gouvernement.

"Nous avons des usines extrêmement importantes en France, nous avons en France 76.000 collaborateurs dans la division automobile, 91.000 globalement à l'échelle du groupe, on n'est pas tout à fait dans la même dimension", a-t-il ajouté.

Renault emploie 54.000 personnes en France.   Suite...

 
PSA Peugeot Citroën entend négocier dans les prochains mois un accord de performance pour améliorer la compétitivité de ses usines françaises, emboîtant ainsi le pas à son concurrent Renault qui a lancé le processus à l'automne dernier. /Photo prise le 9 janvier 2013/REUTERS/Christian Hartmann