EDF juge très faible le risque d'autres surcoûts à Flamanville

jeudi 17 janvier 2013 19h15
 

par Benjamin Mallet

FLAMANVILLE, Manche (Reuters) - Le risque de nouveaux surcoûts et retards de l'EPR de Flamanville (Manche) est "infiniment faible", a déclaré jeudi Hervé Machenaud, directeur de la production et de l'ingénierie d'EDF.

L'électricien français détenu à 84% par l'Etat, maître d'ouvrage du chantier et futur exploitant de la centrale, a dû annoncer en décembre que le coût de construction de celle-ci s'était alourdi de deux milliards d'euros, atteignant ainsi 8,5 milliards contre 3,3 milliards prévus en 2005.

EDF, qui explique notamment ce surcoût par l'évolution du design de la chaudière, de nouvelles exigences réglementaires post-Fukushima et des aléas industriels, a cependant une nouvelle fois confirmé jeudi que la mise en service du réacteur de troisième génération conçu par Areva était prévue pour 2016, contre 2012 à l'origine.

Lors d'une visite du chantier, Hervé Machenaud n'a cependant pas voulu exclure totalement de nouveaux dérapages du calendrier et du budget de Flamanville.

"On est dans l'industrie, pas dans un roman à l'eau de rose", a-t-il dit à des journalistes.

"Si on refaisait le même réacteur au même endroit, on pourrait gagner 18 mois à 2 ans, avec 25% (de coûts en moins)", a également estimé le patron de la production d'EDF.

Antoine Ménager, le chef du chantier de Flamanville, a de son côté indiqué que 94% des travaux de génie civil du chantier étaient d'ores et déjà achevés, même si ceux d'électromécanique ne le sont qu'à 39%.

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Hervé Machenaud, directeur de la production et de l'ingénierie d'EDF, a déclaré que le risque de nouveaux surcoûts et retards de l'EPR de Flamanville (Manche) était "infiniment faible". EDF a confirmé jeudi que la mise en service du réacteur de troisième génération conçu par Areva était maintenue pour 2016. /Photo prise le 17 janvier 2013/REUTERS/Charles Platiau