Charge de 14 milliards de dollars pour Rio Tinto, démission du DG

jeudi 17 janvier 2013 13h48
 

LONDRES (Reuters) - Le groupe minier anglo-australien Rio Tinto a remercié jeudi son directeur général Tom Albanese, conséquence d'une charge de 14 milliards de dollars (10,5 milliards d'euros) liée à ses deux principales acquisitions, dans l'aluminium et le charbon mozambicain.

L'action avait ouvert en forte baisse (-4,5%) en réaction à cette annonce mais avait sensiblement réduit sa perte à 1,82% en fin de matinée

Tom Albanese, qui avait rejoint Rio Tinto il y a une vingtaine d'année, sera remplacé par Sam Walsh, actuellement directeur de la division minerai de fer.

En poste depuis 2007, Tom Albanese avait jusqu'à présent été épargné par les conséquences d'une politique d'acquisitions jugée hasardeuse, dont celle de l'aluminier canadien Alcan pour 38 milliards de dollars dès sa première année au poste de directeur général.

Depuis lors, le groupe minier a subi plusieurs exercices déficitaires dans l'aluminium et inscrit une charge de 8,9 milliards de dollars il y a un an. Il comptait réduire la taille de cette division en vendant l'essentiel de ses actifs en Australie et en Nouvelle-Zélande mais les acheteurs ne se sont pas bousculés.

Rio avait par ailleurs racheté les houillères Riversdale, actives surtout au Mozambique, en 2011. Le groupe anglo-australien y a cependant rencontré des problèmes d'infrastructures plus importants que prévu.

La charge de dépréciation de 14 milliards de dollars se répartit entre l'aluminium à hauteur de 10 à 11 milliards et le charbon mozambicain pour trois milliards.

Le groupe minier pense également annoncer d'autres dépréciations mineures de l'ordre de 500 millions de dollars. Les chiffres définitifs figureront dans les comptes annuels publiés le 14 février.

LA DIRECTION DU GROUPE EN QUESTION   Suite...

 
Sam Walsh, actuellement directeur de la division minerai de fer de Rio Tinto, a été nommé directeur général du groupe minier anglo-australien qui a remercié Tom Albanese. Ce départ est la conséquence d'une charge de 14 milliards de dollars (10,5 milliards d'euros) liée à ses deux principales acquisitions, dans l'aluminium et le charbon mozambicain. /Photo prise le 17 janvier 2013/REUTERS/Neil Hall