Le bonus du directeur général de JPMorgan réduit de moitié

mercredi 16 janvier 2013 17h35
 

NEW YORK (Reuters) - Le conseil d'administration de JPMorgan Chase & Co a réduit de plus de moitié le bonus attribué au directeur général Jamie Dimon à la suite de l'enquête sur les pertes de trading de 6,2 milliards de dollars liées à l'affaire dite de "la baleine de Londres".

La rémunération globale de Jamie Dimon pour 2012 a été ramenée à 11,5 millions de dollars, dont 10 millions de bonus, contre 23,1 millions et 21,5 millions de bonus en 2011.

Elle a été amputée en dépit de la hausse de 53% du bénéfice net de la banque au quatrième trimestre et du fait que le groupe peut se targuer de profits annuels record en 2012.

Les résultats du quatrième trimestre ont bénéficié entre autres de la croissance des activités de crédit immobilier et de la forte baisse des provisions pour risque de crédit.

Ce sont ces résultats sans précédent qui ont motivé l'octroi d'une prime malgré tout à Jamie Dimon, même si les pertes de trading londoniennes en ont été retranchées.

"En tant que PDG, M. Dimon assume la responsabilité ultime des échecs qui ont conduit aux pertes du Chief Investment Office", explique la banque dans un communiqué, en référence à la division des opérations pour compte propre du groupe.

Les pertes de trading subies l'an dernier par le CIO - imputées en grande partie sur le deuxième trimestre 2012 - sont dues pour l'essentiel aux positions perdantes prises par Bruno Iksil, un trader français basé à Londres et surnommé "la baleine", sur le marché des dérivés de crédit.

Jamie Dimon a dit à la presse qu'il respectait la décision du conseil d'administration.

Un rapport spécial commandé par la banque et rendu public mercredi pointe trois autres dirigeants, en dehors de Dimon, pour ces pertes de trading : Ina Drew, l'ancienne responsable des investissements, Barry Zubrow, ex-responsable du risque, et Douglas Braunstein, l'ex-directeur financier.   Suite...

 
Le conseil d'administration de JPMorgan Chase & Co a réduit de plus de moitié le bonus attribué au directeur général Jamie Dimon à la suite de l'enquête sur les pertes de trading de 6,2 milliards de dollars liées à l'affaire dite de "la baleine de Londres". /Photo prise le 10 octobre 2012/REUTERS/Yuri Gripas