General Motors défend une restructuration progressive d'Opel

mercredi 16 janvier 2013 12h03
 

par Ben Klayman et Laurence Frost

DETROIT (Reuters) - General Motors veut s'en tenir à une démarche progressive de redressement d'Opel malgré la montée du scepticisme quant à ses chances de réussite et les signes de pression de la France en faveur d'une cession de sa filiale européenne à PSA Peugeot Citroën.

Après avoir dû démentir des informations selon lesquelles il s'apprêterait à céder Opel à PSA, le géant américain de l'automobile a préféré passer à autre chose en annonçant de nouveaux modèles au salon de Detroit.

La France milite pour un rachat d'Opel par PSA, seul moyen selon elle d'assurer l'avenir du groupe français, selon des sources proches du dossier.

"Évacuer l'affaire de la Une des journaux (...) est terriblement important", a déclaré Tim Lee, responsable des activités internationales de GM et membre du conseil d'administration d'Opel. "Ce sont les modèles qui comptent."

Contrairement à son concurrent Ford Motor, qui ferme trois usines pour enrayer ses pertes en Europe, GM dit que des fermetures de sites très médiatisées ne régleraient pas les problèmes. Il s'est engagé à revenir à l'équilibre en Europe autour de 2015 et à fermer une usine en Allemagne deux ans plus tard.

Mais des doutes subsistent quant à la capacité de ce plan - qui prévoit 23 nouveaux modèles sur cinq ans - sera suffisant pour préserver la part de marché d'Opel et pour redresser ses comptes. La société devrait accuser une perte d'au moins 1,5 milliard de dollars (1,3 milliard d'euros) au titre de 2012.

Alors que GM présentait mardi sa Cadillac hybride rechargeable, son directeur général Dan Akerson a rencontré Philippe Varin, son homologue de PSA, en marge du salon de Detroit.

Des responsables des deux constructeurs automobiles ont refusé de révéler la teneur de leur conversation.   Suite...

 
General Motors veut s'en tenir à une démarche progressive de redressement d'Opel malgré la montée du scepticisme quant à ses chances de réussite et les signes de pression de la France en faveur d'une cession de sa filiale européenne à PSA Peugeot Citroën. /Photo d'archives/REUTERS/Francois Lenoir