La dette de Faurecia a dérapé en 2012 à cause du marché européen

mardi 15 janvier 2013 19h22
 

PARIS (Reuters) - Faurecia a avancé à mardi la publication de ses résultats 2012 en raison d'un dérapage de sa dette imputable à la dégradation du marché automobile en Europe au cours des mois passés.

L'équipementier automobile, détenu à 57,4% par PSA Peugeot Citroën, a publié une estimation de ses résultats annuels faisant apparaître un bénéfice net, part du groupe, en chute de 62,3% à 140 millions d'euros, et un bond de l'endettement net à 1,8 milliard d'euros, contre 1,22 milliard un an plus tôt.

"Nous avons décidé de publier nos résultats préliminaires car la plupart de nos chiffres clé sont en ligne avec notre guidance et le consensus, mais pas la dette qui diffère", a expliqué Frank Imbert, directeur financier du groupe, au cours d'une téléconférence.

"A des fins de transparence, et vu qu'il y a des mouvements significatifs sur notre cours de Bourse depuis plusieurs semaines, nous préférons faire preuve d'une clarté parfaite et publier l'ensemble de nos chiffres clé pour l'année dès que nous pouvons le faire."

Le dérapage de la dette s'explique par la baisse rapide de la production automobile européenne, en particulier en novembre et décembre, qui a entraîné une hausse des stocks et une baisse des cessions de créances clients.

L'action Faurecia a clôturé mardi en baisse de 1,6% à 13,87 euros. Depuis le début de l'année, le titre a pris 20% environ, après avoir baissé d'autant sur l'ensemble de 2012.

Le groupe a également dégagé un résultat opérationnel annuel estimé à 514 millions d'euros, en ligne avec son dernier objectif de plus de 500 millions. Cet objectif avait été abaissé plusieurs fois en 2012 au fil de la dégradation du marché automobile européen. Au début de l'année, Faurecia l'attendait entre 610 et 670 millions d'euros, puis l'été dernier entre 560 et 610 millions.

En 2011, le résultat opérationnel avait atteint 651 millions d'euros.

Frank Imbert a refusé de faire un commentaire sur les perspectives du groupe en 2013, renvoyant pour cela à la publication des résultats définitifs de Faurecia le 12 février.

Gilles Guillaume, édité par Jean-Michel Bélot