L'industrie pharmaceutique attend beaucoup de 2013

mardi 15 janvier 2013 17h18
 

par Ben Hirschler et Bill Berkrot

LONDRES/NEW YORK (Reuters) - Forte de l'approbation de 39 nouveaux médicaments l'an passé, un record seulement battu en 1996, l'industrie pharmaceutique décèle de nouvelles opportunités de croissance en 2013 après des années de vaches maigres dues à une accumulation de médicaments tombés dans le domaine public.

Que ce soit le cancer, le diabète, les maladies cardio-vasculaires, la sclérose en plaques ou les hépatites, les laboratoires pharmaceutiques misent sur nombre de "blockbusters", de nouveaux médicaments sur lesquels ils misent beaucoup.

Roche, GlaxoSmithKline, Eli Lilly, Biogen Idec, Gilead Sciences et Novo Nordisk figurent parmi les laboratoires disposant de nouveaux produits atteignant une phase cruciale de développement en 2013.

Les groupes européens, grâce à l'arrivée sur le marché de nouveaux médicaments entre 2013 et 2015, ont un potentiel de ventes annuelles allant jusqu'à 64 milliards de dollars (48 milliards d'euros), selon les estimations de la Deutsche Bank.

En prenant en compte le risque d'échec, la banque allemande ramène ce chiffre à 27 milliards de dollars, tandis qu'elle estime les pertes liées à l'arrivée à terme des brevets à seulement 12 milliards de dollars sur la même période.

Simon Friend, responsable du secteur pharmaceutique pour PricewaterhouseCoopers, confirme l'embellie attendue par les analystes de la Deutsche Bank.

RETOUR DES INVESTISSEURS

Il est cependant trop tôt, selon lui, pour estimer que les laboratoires pharmaceutiques sont sortis d'affaire, particulièrement en raison de la ligne dure qu'adoptent les Etats et les assureurs sur le remboursement des nouveaux médicaments.   Suite...

 
Capsules médicamenteuses en attente de remplissage. Forte de l'approbation de 39 nouveaux médicaments l'an passé, un record seulement battu en 1996, l'industrie pharmaceutique décèle de nouvelles opportunités de croissance en 2013 après des années de vaches maigres dues à une accumulation de médicaments tombés dans le domaine public. /Photo d'archives/REUTERS/Ints Kalnins