PPR veut faire de Christopher Kane une marque mondiale

mardi 15 janvier 2013 13h02
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Le groupe PPR, qui vient de prendre une participation majoritaire dans la marque de prêt-à-porter de luxe Christopher Kane, ambitionne d'en faire une marque mondiale.

Le groupe français, propriétaire de Gucci, Saint Laurent ou Bottega Veneta pour ses activités dans le luxe, et de Puma ou Volcom dans la mode sportive, a annoncé mardi matin avoir acquis 51% de la société créée en 2006 par le jeune designer écossais.

Le montant de l'opération n'a pas été communiqué, mais des analystes évoquent une valorisation d'environ 20 millions d'euros pour 100% de l'entreprise, dont les ventes seraient inférieures à 10 millions d'euros.

Bien que modeste, cette opération s'inscrit dans la stratégie de PPR de procéder à des acquisitions ciblées de petites marques que le groupe pense pouvoir développer.

Cette acquisition s'ajoute à celle du joaillier Queelin, racheté en décembre et promis à un important développement en Chine.

PPR, qui ne fait pas mystère de vouloir étoffer son portefeuille encore modeste dans les montres et la joaillerie (Boucheron, Girard-Perregaux, JeanRichard), a jugé trop élevé le prix réclamé par Harry Winston Group pour sa division de luxe, finalement vendue à Swatch, a-t-on appris de source proche du dossier.

Pour François-Henri Pinault, PDG de PPR, "Christopher Kane bénéficie déjà d'une solide réputation dans l'univers du luxe et dispose d'un formidable potentiel de croissance organique".

Avec Christopher Kane, PPR ambitionne donc de réitérer le succès de ses marques Stella McCartney ou Alexander McQueen, dont les ventes ont été plus que décuplées en dix ans pour franchir aujourd'hui la barre des 100 millions d'euros.   Suite...

 
Modèle de la collection printemps/été 2013 de Christopher Kane. PPR vient de prendre une participation de 51% dans la maison du prêt-à-porter du styliste écossais, avec l'ambition d'en faire une marque de luxe mondiale. /Photo prise le 17 septembre 2012/REUTERS/Suzanne Plunkett