Amplats va supprimer 14.000 emplois miniers en Afrique du Sud

mardi 15 janvier 2013 11h26
 

JOHANNESBURG (Reuters) - Anglo American Platinum (Amplats), premier producteur mondial de platine, a annoncé mardi la suppression de 14.000 emplois dans ses mines en Afrique du Sud, au risque de provoquer de violentes grèves comme l'année dernière, quand 50 mineurs avaient péri.

Amplats, contrôlé à 80% par Anglo American, va mettre en veille deux mines et en fermer une troisième afin de réduire d'un cinquième sa production de platine. En réaction à cette annonce, le cours de la platine a augmenté de 1,6%.

Les réactions des syndicats ne se sont pas fait attendre, un dirigeant syndicaliste d'Amplats brandissant aussitôt la menace d'une grève dans tous les sites du groupe en Afrique du Sud.

"S'ils mettent des mines en arrêt ou en maintenance, tous les sites se mettront en grève. Rien de tel ne sera permis", a affirmé Evans Ramogka, représentant syndical dans les mines de la région de Rustenburg, qui devrait concentrer la majorité des suppressions de postes.

Ces 14.000 emplois représentent 3% de la force de travail du secteur minier en Afrique du Sud, alors même que le gouvernement s'efforce de ramener le taux de chômage sous les 25%.

Le directeur général d'Amplats, Chris Griffith, a déclaré lors d'une conférence téléphonique avec les journalistes que ces mesures n'étaient pas à court terme mais qu'elles étaient vitales "pour la survie du groupe".

"Nous devons évoluer et aligner notre activité sur les dynamiques à long terme du marché de platine et faire face aux changements structurels qui ont diminué notre profitabilité ces derniers temps", a-t-il ajouté.

Ces restructurations devront être avalisées par Mark Cutifani, qui succédera en avril à Cynthia Carroll à la tête d'Anglo American.

Ed Stoddard, Constance De Cambiaire pour le service français, édité par Véronique Tison

 
Mine d'Anglo American Platinum (Amplats) à Rustenburg, au nord-ouest de Johannesbourg. Le premier producteur mondial de platine a annoncé mardi la suppression de 14.000 emplois dans ses mines en Afrique du Sud, au risque de provoquer de violentes grèves comme l'année dernière, quand 50 mineurs avaient péri. /Photo prise le 15 janvier 2013/REUTERS/Siphiwe Sibeko