La BCE laisse ses taux inchangés

jeudi 10 janvier 2013 20h52
 

par Eva Kuehnen

FRANCFORT (Reuters) - L'économie de la zone euro, qui montre déjà des signes de stabilisation, se reprendra plus tard dans l'année, a estimé jeudi la Banque centrale européenne, dont le conseil des gouverneurs a décidé à l'unanimité de maintenir inchangés les taux directeurs à des plus bas record.

Le taux de refinancement reste donc de 0,75%, le taux de facilité de dépôt reste nul et le taux de prêt marginal de 1,0%. Ces trois taux n'ont pas bougé depuis le 5 juillet dernier.

"La faiblesse économique dans la zone euro devrait se prolonger en 2013", a déclaré Mario Draghi lors de la conférence de presse qui traditionnellement suit l'annonce de la décision sur les taux directeurs.

"Plus tard en 2013, l'activité économique devrait graduellement se reprendre."

Le mois dernier, Mario Draghi avait déclaré qu'il y avait eu un "large débat" au sein du conseil des gouverneurs sur une réduction des taux d'intérêt, et ce propos avait alimenté les anticipations d'une baisse de taux.

Mario Draghi a expliqué que la décision de les maintenir inchangés a été prise à l'unanimité en raison d'un début de stabilisation de certains indicateurs, "bien qu'à de faibles niveaux", et d'un redressement significatif de la confiance sur les marchés financiers.

Les coûts de financement des pays de la zone euro en difficulté se sont nettement détendus depuis les déclarations l'été dernier du président de la BCE sur sa détermination à faire tout son possible pour préserver l'intégrité de la zone.

La BCE a par la suite mis en place un mécanisme de rachats potentiellement illimités de dette souveraine à court terme pour les pays qui en ferait la demande, qu'elle n'a pas eu à activer depuis.   Suite...

 
Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne. Selon la BCE, qui a maintenu inchangés les taux directeurs à des plus bas record, l'économie de la zone euro montre déjà des signes de stabilisation et se reprendra plus tard dans l'année. /Photo prise le 10 janvier 2013/REUTERS/Kai Pfaffenbach