A Davos, on craint les tempêtes climatiques comme économiques

mardi 8 janvier 2013 19h05
 

par Ben Hirschler

LONDRES (Reuters) - La fragilité des économies et des conditions météorologiques extrêmes ont conduit à une augmentation du risque mondial l'an passé, créant un mélange de plus en plus dangereux selon un rapport du Forum économique mondial.

Bien que l'Europe ait réussi à éviter un effondrement de l'euro en 2012 et les États-Unis aient repoussé le 'mur budgétaire', les dirigeants d'entreprises et experts économiques craignent que la classe politique ne réussisse à s'attaquer aux problèmes fondamentaux.

Telle est la conclusion du rapport sur les risques mondiaux 2013, ayant recueilli le sentiment d'un millier d'experts et de décideurs qui se sont révélés légèrement plus pessimistes concernant leur prévision de la décennie à venir qu'un an auparavant.

"Cela reflète une perte de confiance envers les autorités gouvernementales", explique Lee Howell, directeur général du Forum et responsable du rapport.

D'importants écarts de richesses et des finances d'État non viables restent les plus rudes menaces économiques dans le monde, comme en janvier 2012.

La place des catastrophes naturelles et leurs effets sur l'économie ont par ailleurs pris de l'ampleur dans les préoccupations des décideurs et économistes interrogés.

"La plupart des risques ont évolué dans le mauvais sens cette année", selon Lee Howell.

Sur le plan économique, l'instabilité en zone euro continuera de modeler les perspectives mondiales dans les années à venir et le "risque associé de faillite financière systémique, bien que limité, ne peut pas être complètement écarté", est-il écrit dans le rapport révélé mardi.   Suite...

 
Près de deux mois après le passage de la tempête Sandy, près de New York. Selon un rapport du Forum économique mondial, la fragilité des économies et des conditions météorologiques extrêmes ont conduit à une augmentation du risque mondial l'an passé, créant un mélange de plus en plus dangereux. /Photo prise le 27 décembre 2012/REUTERS/Lucas Jackson