ING Bank envisage de réduire encore ses coûts

lundi 7 janvier 2013 12h37
 

AMSTERDAM (Reuters) - Le groupe de banque et d'assurance néerlandais ING a dit lundi envisager un nouveau plan de réduction de ses coûts pour se conformer aux nouvelles régulations et se prémunir contre ses créances toxiques.

ING a annoncé en septembre dernier un deuxième plan social prévoyant la suppression de 2.350 emplois, principalement en Europe, après celui de 2011 qui avait coûté leur poste à 2.700 employés néerlandais.

Le groupe comptait 86.881 employés fin septembre.

Les régulateurs demandent à l'ensemble des banques d'augmenter leurs fonds propres, ce qui, dans une période de contraction économique, contraint ces dernières à réduire leurs opérations et à supprimer des postes.

Deutsche Bank a ainsi annoncé en septembre une réduction des bonus, des suppressions supplémentaires d'emplois et des cessions d'actifs pour respecter les nouvelles règles de fonds propres. La banque suisse UBS a annoncé de son côté 10.000 suppressions d'emplois.

ING, qui a bénéficié de 10 milliards d'euros d'aides publiques en 2008, a dit lundi que la faiblesse de l'activité économique allait continuer à peser sur ses résultats cette année.

"Les coûts des créances à risque ont augmenté à cause du ralentissement économique et nous ne prévoyons pas d'amélioration rapide", a déclaré aux employés d'ING le directeur général Jan Hommen lors de ses voeux du Nouvel an.

Les créances toxiques sont les prêts consentis à des emprunteurs qui ne pourront sans doute pas les rembourser, ou pas totalement, en raison de leurs difficultés économiques voire de leur dépôt de bilan.

Le titre ING gagnait 3,29% à 7,635 euros à la Bourse d'Amsterdam à 11h15 GMT alors que l'indice regroupant les valeurs bancaires européennes avançait de 1,64%.

Gilbert Kreijger, Tangi Salaün pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

 
Le groupe de banque et d'assurance néerlandais ING envisage un nouveau plan de réduction de ses coûts pour se conformer aux nouvelles régulations et se prémunir contre ses créances toxiques. /Photo prise le 7 novembre 2012/REUTERS/Michael Kooren