Lueurs d'espoir dans les services en zone euro, la GB inquiète

vendredi 4 janvier 2013 14h03
 

par Andy Bruce

LONDRES (Reuters) - Le gros de la crise de la zone euro pourrait être passé au vu des signes encourageants fournis en décembre par l'enquête Markit réalisée auprès des directeurs d'achat, qui suggère toutefois que la Grande-Bretagne reste en difficulté.

Alors que la contraction d'activité dans le secteur des services s'est atténuée le mois dernier en France, en Italie et en Espagne, l'activité en Grande-Bretagne s'est contractée pour la première fois deux ans, accentuant les craintes d'une rechute en récession de l'économie britannique à la fin 2012.

Au sein de la zone euro, les nouvelles sont plus réjouissantes puisque l'activité dans les services a connu une contraction légèrement moins marquée que prévu.

L'indice PMI des services s'est établi à 47,8, comme annoncé en version "flash", après 46,7 en novembre. C'est son meilleur niveau depuis le mois de mars, même s'il reste sous la barre des 50 au-dessus de laquelle il rend compte d'une expansion.

L'indice PMI composite, qui intègre aussi le secteur manufacturier, a quant à lui atteint un plus haut depuis mars 2011, à 47,2 contre une estimation "flash" de 47,3 et après 46,5 en novembre. Il reste toutefois pour le onzième mois d'affilée sous les 50.

L'indice composite des prises de commandes est ressorti à 45,0, comme le mois précédent, contre 45,1 en estimation "flash".

"L'enquête laisse à penser que le pire est passé et qu'un retour à la croissance est en vue dans la région en 2013", estime Chris Williamson, économiste en chef chez Markit.

"Les indices PMI des quatre plus importants pays de la zone euro ont affiché des plus hauts de plusieurs mois, ce qui suggère que la contraction s'atténue en France, en Italie et en Espagne, tandis que la situation économique se stabilise en Allemagne."   Suite...

 
L'activité dans le secteur des services de la zone euro a connu en décembre une contraction légèrement moins marquée que prévu, signal encourageant pour l'économie de la zone euro mais qui ne devrait toutefois pas empêcher une aggravation de la récession au quatrième trimestre 2012, selon l'enquête mensuelle de Markit. /Photo d'archives/REUTERS/Alex Domanski