Moscovici veut garder le cap sur les déficits

jeudi 3 janvier 2013 20h32
 

PARIS (Reuters) - Le ministre français de l'Economie et des finances n'entend donner aucun signal qui inciterait à relâcher l'effort pour ramener les déficits publics à 3% du PIB en 2013.

Pierre Moscovici déclare dans un entretien aux Echos à paraître vendredi qu'il ne veut renoncer "à rien, que ce soit à notre prévision de croissance à 0,8% (pour l'économie française en 2013, ndlr) comme à notre volonté de revenir à 3% dès cette année."

À la question de savoir pourquoi Paris s'arc-boute sur ses prévisions alors que la Commission européenne, qui vient de saluer les efforts réalisés par la France, anticipe un déficit à 3,5% en 2013, il répond : "Je ne veux donner aucun signal qui inciterait à relâcher l'effort. Si c'était le cas, je peux vous garantir que le message de la Commission changerait rapidement."

"Nous aurons un échange sincère sur nos perspectives de croissance et de déficit en avril, à l'occasion de notre programme de stabilité. Le débat devra alors prendre en compte la situation de tous les Etats européens", ajoute Pierre Moscovici.

Le ministre annonce par ailleurs que le gouvernement dévoilera prochainement la façon dont il compte s'y prendre pour tenir ses objectifs de réduction des dépenses publiques, reconnaissant qu'il y a "une attente d'illustration de ces économies."

"Je le dis aux Français : nous ne faiblirons pas, nous ne mollirons pas. Nous prendrons les décisions courageuses et visibles qui sont nécessaires dans les toutes prochaines semaines", dit-il.

S'agissant de 2012, le ministre de l'Economie déclare avoir "toutes les raisons de penser" que l'objectif de ramener les déficits publics à 4,5% du PIB sera tenu.

Il fait état notamment de recettes d'impôts sur les sociétés "un peu meilleures" que prévu et de rentrées d'impôts sur le revenu "conformes" aux prévisions.

Yann Le Guernigou et Chine Labbé, édité par Hélène Duvigneau

 
Le ministre français de l'Economie et des finances a déclaré qu'il n'entendait donner aucun signal qui inciterait à relâcher l'effort pour ramener les déficits publics à 3% du PIB en 2013. /Photo prise le 3 janvier 2013/REUTERS/Philippe Wojazer