Un compromis budgétaire mi-figue mi-raisin pour les sociétés US

mercredi 2 janvier 2013 15h48
 

par Kevin Drawbaugh et Kim Dixon

WASHINGTON (Reuters) - Le compromis qui a permis aux Etats-Unis d'éviter le "mur budgétaire" n'a que partiellement satisfait les attentes des entreprises américaines en matière de fiscalité, en laissant notamment ouverte la question d'une réduction significative du déficit budgétaire et de la dette.

L'accord entériné par la Chambre des représentants permet aux sociétés d'avoir davantage de visibilité à court terme, puisqu'il va leur permettre de bénéficier de 46 milliards de crédits d'impôts.

Le texte contient notamment une longue liste d'entreprises de "Corporate America" qui bénéficieront d'exemptions fiscales pour une année supplémentaire.

Le très prisé crédit d'impôt pour la recherche et le développement a ainsi été prolongé en 2013, de même que la mesure qui permet aux sociétés d'effacer immédiatement de leur bilan la moitié de leurs nouveaux investissements.

Le compromis budgétaire comprend également une série de mesures en faveur des entreprises de certains secteurs, dont des crédits d'impôt pour l'entretien des chemins de fer, les restaurants et distributeurs, les circuits automobiles, la production cinématographique et télévisuelle ou encore la fabrication de rhum à Porto Rico.

La production d'énergie éolienne et d'autres énergies renouvelables bénéficie aussi de mesures fiscales avantageuses.

"Cet accord n'est sans doute pas parfait pour tout le monde, mais il donne aux entreprises et aux consommateurs américains les garanties dont ils avaient besoin pour oublier leur inquiétude", estime Matthew Shay, directeur de la Fédération nationale de la distribution.

Les lobbyistes de Washington n'ont cependant aucun souci à se faire: ils ne manqueront pas de travail dans les prochains mois, tant l'accord reste muet sur des sujets aussi sérieux que la réduction du déficit budgétaire.   Suite...

 
Le compromis qui a permis aux Etats-Unis d'éviter le "mur budgétaire" n'a que partiellement satisfait les attentes des entreprises américaines en matière de fiscalité, en laissant notamment ouverte la question d'une réduction significative du déficit budgétaire et de la dette. /Photo prise le 22 juin 2012/REUTERS/Noah Berger