Le suspense jusqu'au bout pour le "mur budgétaire" aux Etats-Unis

lundi 31 décembre 2012 15h18
 

par Fred Barbash

WASHINGTON (Reuters) - Le Congrès américain poursuit ses négociations lundi mais il ne reste plus que quelques heures pour éviter l'entrée en vigueur automatique, dès mardi, de hausses d'impôt et de coupes drastiques dans les dépenses publiques.

Ces mesures d'un montant global estimé à 600 milliards de dollars (450 milliards d'euros environ) menacent de peser sur l'activité économique, voire de replonger l'économie américaine dans la récession si leur application devait se prolonger. Elles sont censées s'appliquer en vertu d'une loi sur la réduction des déficits adoptée en août 2011.

Alors que les discussions reprendront à 16h00 GMT au Sénat, les négociations conduites par le vice-président, Joe Biden, et le chef de file républicain, Mitch McConnell, semblent constituer la dernière chance d'éviter une telle issue.

Un attaché parlementaire de Mitch McDonnel a qualifié lundi les discussions entre les deux hommes de "bonnes", précisant qu'elles se sont prolongées tard dimanche soir.

Des républicains ont toutefois déploré que les négociations se déroulent à huis clos et affirmé qu'un débat ouvert serait plus productif.

"Ce qu'on devrait faire, c'est présenter un projet de loi au Sénat et laisser les élus décider s'il faut proposer des amendements et s'il faut voter le texte. On ne devrait pas être ici en train d'attendre que d'autres négocient un accord en coulisses", a dit le sénateur républicain John Barroso sur la chaîne CBS.

"Les Américains ont le droit de pouvoir suivre les discussions et les débats et de savoir comment votent leurs élus."

Un coup de semonce des marchés financiers pourrait inciter les deux camps à de nouvelles concessions, comme ce fut le cas par le passé.   Suite...

 
Le Congrès américain poursuit ses négociations lundi et il ne reste plus que quelques heures aux négociateurs pour éviter l'entrée en vigueur dès mardi de hausses d'impôt et de coupes drastiques automatiques dans les dépenses publiques. /Photo prise le 27 décembre 2012/REUTERS/Mary F. Calvert