Mur budgétaire: Obama a gagné, dit un sénateur républicain

dimanche 30 décembre 2012 18h10
 

WASHINGTON (Reuters) - Les chances d'un accord a minima sur le mur budgétaire sont extrêmement élevées a déclaré dimanche le sénateur républicain Lindsey Graham, jugeant que le président Barack Obama "avait gagné".

"Je pense que personne ne veut monter sur le mur, que nous pouvons l'éviter", a-t-il déclaré sur Fox News.

Barack Obama "obtiendra une hausse des taxes" pesant sur les Américains les plus aisés, a dit Lindsey Graham.

Des sénateurs des deux camps travaillent actuellement à un accord qui permettrait d'éviter qu'une hausse des taxes pèse sur l'ensemble des foyers américains dès le 1er janvier. La résolution des questions les plus âprement discutées devrait quant à elle être reportée à janvier.

Si le Sénat n'est pas capable de trouver un accord bipartisan, il sera encore plus difficile d'en trouver un à la Chambre des représentants, où les républicains sont majoritaires, a prévenu Lindsey Graham.

"Et je veux voter (pour cet accord), même si je ne l'apprécie pas, parce qu'il y a là beaucoup d'enjeux pour le pays."

Il a par ailleurs lancé un appel en direction des autres parlementaires républicains afin qu'ils se préparent à une autre bataille, celle de la limite de l'endettement américain.

"Cet accord n'aura pas d'impact sur la question de l'endettement, ce sera une victoire politique pour le président et j'espère que nous aurons le courage de nos convictions lorsqu'il faudra nous battre en tant que républicains sur la question du relèvement du plafond de l'endettement, mais chapeau bas, au président, il a gagné", a dit le sénateur, élu de Caroline du Sud.

Tabassum Zakaria, Nicolas Delame pour le service français

 
Le Capitole à Washington. Les chances d'un accord a minima sur le mur budgétaire sont extrêmement élevées a déclaré dimanche le sénateur républicain Lindsey Graham, jugeant que le président Barack Obama "avait gagné" alors que des sénateurs des deux camps travaillent à un accord qui permettrait d'éviter qu'une hausse des taxes pèse sur l'ensemble des foyers américains dès le 1er janvier. /Photo prise le 29 décembre 2012/REUTERS/Mary Calvert