Le pire de la crise de l'euro est passé, selon Schäuble

jeudi 27 décembre 2012 18h39
 

BERLIN (Reuters) - Le pire de la crise de la dette de la zone euro est passé, a déclaré Wolfgang Schäuble, ministre des Finances allemand, dans un entretien que Bild publiera dans son édition de vendredi.

Selon Wolfgang Schäuble, les Etats les plus endettés de la région, au premier chef la Grèce, ont enfin compris que la crise, née il y a plus de trois ans à Athènes, ne pourrait être surmontée que par la mise en oeuvre de douloureuses réformes.

"Je crois que le pire est passé", dit-il, selon des extraits de cet entretien communiqués jeudi par le journal allemand.

"Le gouvernement grec sait qu'il ne peut pas en demander trop financièrement aux autres pays de la zone euro. Athènes met de ce fait résolument en oeuvre les réformes", ajoute Wolfgang Schäuble.

Le ministre des Finances allemand s'est également dit optimiste au sujet de la France, la deuxième puissance économique de la zone euro derrière l'Allemagne, et au sujet des efforts de Paris pour arrêter l'accroissement de la dette.

"Je suis certain que la France remplira ses obligations. Le gouvernement (français) sait très bien que chaque pays doit poursuivre en permanence des réformes pour rester compétitif."

Dans ce même entretien, Wolfgang Schäuble dit également que l'économie allemande connaîtra un rythme de croissance "convenable" en 2013, à la faveur d'exportations vers les pays situés hors de la zone euro.

Il a ajouté que Berlin ne prévoyait pas des mesures d'austérité à l'issue des élections législatives du mois de septembre, démentant ainsi des informations de presse parues le week-end dernier.

"La situation est meilleure que ce que nous pensions grâce, notamment, à des échanges plus soutenus avec les Etats-Unis et l'Asie. De ce fait, l'économie allemande croîtra de manière convenable en 2013", dit Wolfgang Schäuble.   Suite...

 
Wolfgang Schäuble, ministre des Finances allemand, estime que le pire de la crise de la dette de la zone euro est passé, dans un entretien dans l'édition de vendredi du Bild. /Photo prise le 27 novembre 2012/REUTERS/Thomas Peter