En Bourse, le vice a été plus rémunérateur que la vertu en 2012
par Blandine Hénault
PARIS (Reuters) - Point d'affaire de moralité en Bourse : en 2012, le vice a de nouveau été plus rémunérateur pour les investisseurs que les placements considérés comme vertueux.
Le sulfureux fonds américain Vice Fund, qui se compose uniquement de valeurs portées sur les secteurs du tabac, du jeu, des boissons et de l'industrie de la défense affiche une progression de 21,11% cette année.
Dans le même temps, son contraire, le très puritain Ave Maria Catholic Values Fund n'a gagné "que" 13,27% en s'intéressant à des secteurs considérés comme conformes aux enseignements de la religion catholique tels que la santé ou l'énergie.
De la même façon, l'indice de référence sur l'investissement socialement responsable (ISR), le FTSE KLD 400 Social Index, affiche une progression moindre, de 12,93%.
Même les investisseurs qui se seraient contentés d'investir sans y mêler quelque affaire de moralité auraient gagné à céder à leurs mauvais penchants. Le S&P 500 (+13,44%) ou le CAC 40 (+15,6%) ont fait moins bien cette année que le Vice Fund.
La performance de ce fonds bien peu politiquement correct, qui a fêté cette année ses dix ans, est essentiellement lié au pari pris sur le groupe de casinos Galaxy.
Ce dernier, qui exploite des établissements à Macau, a vu son titre bondir de 110,67% depuis le début de l'année. Or, il représente la deuxième ligne du portefeuille du Vice Fund (4,78% du total des actifs du fonds) derrière le fabricant de cigarettes Altria.
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