Républicains et démocrates prêts à rediscuter du mur budgétaire

jeudi 27 décembre 2012 07h38
 

par Richard Cowan et Mark Felsenthal

WASHINGTON/HONOLULU (Reuters) - Les efforts pour éviter à l'économie américaine le 'mur budgétaire' ont repris mercredi, moins d'une semaine avant les hausses d'impôts et baisses de dépenses, automatiques au passage à la nouvelle année et qui risquent de plomber l'économie.

Le président Barack Obama a interrompu ses vacances de Noël à Hawaï dans le but de reprendre les discussions et la Maison blanche a exhorté mercredi les républicains du Congrès à ne pas faire barrage à une résolution permettant d'éviter le 'mur budgétaire'. Il devrait arriver à Washington jeudi matin.

De son côté, le président républicain de la Chambre des représentants, John Boehner a exhorté le Sénat, contrôlé par les démocrates, à agir.

Dans un signe d'ouverture, il a invité la Chambre haute à faire le premier pas, assurant que les propositions faites seraient étudiées.

"Le Sénat doit agir en premier", ont déclaré dans un communiqué John Boehner et les républicains de la Chambre des représentants. "La Chambre des représentants acceptera les projets de loi (...) ou les renverra au Sénat avec des (propositions) d'amendements."

Cela place la balle dans le camp des démocrates, qui devraient s'appuyer sur un projet de loi voté par la Chambre haute cette année et qui prévoit de prolonger l'exonération d'impôts pour les Américains déclarant moins de 250.000 dollars (189.000 euros).

Le président Barack Obama a cependant proposé récemment de faire un pas vers les républicains en montant ce plafond à 400.000 dollars.

Un porte-parole du dirigeant des élus démocrates du Sénat, Harry Reid, a exhorté, dans un communiqué les républicains à "abandonner leur obstruction réflexe".   Suite...

 
Les efforts pour éviter à l'économie américaine le 'mur budgétaire' ont repris mercredi, moins d'une semaine avant les hausses d'impôts et baisses de dépenses, automatiques au passage à la nouvelle année et qui risquent de plomber l'économie. /Photo d'archives/REUTERS/Pascal Lauener