Les émergents ne sont plus l'eldorado des banques d'investissement

mercredi 26 décembre 2012 11h16
 

par Sujata Rao

LONDRES (Reuters) - Les banques d'investissement, qui doivent déjà faire face à un marché local en berne marqué par un environnement réglementaire de plus en plus contraignant, sont désormais aussi à la peine sur les marchés émergents.

La nette baisse du nombre d'introduction en Bourse et de fusions-acquisitions sur ces marchés entraîne en effet une chute brutale de leurs revenus.

Certes, il n'est guère étonnant de constater qu'au niveau mondial, les volumes liés à ces opérations souffrent des perspectives économiques incertaines et d'une faible valorisation boursière. Mais il est beaucoup plus surprenant que le ralentissement de l'activité touche également les pays émergents, que les banques considéraient jusqu'alors comme moteurs de leur croissance future.

Selon James Sproule, directeur des études sur les marchés de capitaux chez Accenture, cette nouvelle donne devrait encourager les établissements bancaires à revoir leur stratégie dans ces pays, où ils ont développé leur activité au cours des dernières années.

Les banques occidentales ont réalisé plus de la moitié de leurs opérations de financement par appel public à l'épargne dans les pays émergents l'année dernière, contre seulement 22% en 2005, estime ainsi James Sproule.

Les IPO, qui permettaient aux banques d'empocher entre 3 et 4% des capitaux levés par les entreprises, représentaient leur principale source de revenu. Entre 2000 et 2007, leurs commissions ont été multipliées par six, pour dépasser 6,5 milliards de dollars.

SUPPRESSIONS DE POSTES ET DÉCISIONS STRATÉGIQUES

Mais la fête est finie.   Suite...