Un ministre juge flou le plan de restructuration de Kingfisher

mercredi 26 décembre 2012 10h25
 

NEW DELHI (Reuters) - Le plan de restructuration de la compagnie aérienne indienne Kingfisher, soumis à l'instance indienne de régulation du secteur (DGCA), ne présente pas de propositions de financement suffisamment claires, a fait savoir mercredi Ajit Singh, le ministre indien de l'Aviation.

Kingfisher, qui veut renouveler sa licence d'exploitation avant son expiration à la fin de l'année, fait face à un endettement estimé à 2,5 milliards de dollars. La compagnie doit de l'argent aux banques, aux aéroports, au fisc, aux entreprises de location d'avions et à son personnel.

"Cela correspond à la volonté de M. Mallya d'agir, mais (le groupe) UB n'a pas annoncé qu'il allait donner quoi que ce soit", a déclaré Ajit Singh à des journalistes en faisant allusion au président du Conseil d'administration de la compagnie Vijay Mallya et à la maison mère UB.

"Il doit y avoir un plan concret", a-t-il ajouté.

La DGCA avait suspendu la licence de la compagnie à la suite d'une série d'annulations de vols et de manifestations de ses employés et avait demandé à Kingfisher de mettre sur pied un plan de restructuration pour obtenir de nouveau le droit de reprendre son activité.

Pour être validé, ce plan doit obtenir le feu vert de chacun des créanciers du groupe, a fait savoir la source.

Depuis plus d'un an, Kingfisher recherche, pour le moment sans succès, des investisseurs.

Début décembre, le groupe avait déclaré être entré en négociation avec, entre autres, Etihad Airways, la compagnie aérienne d'Abou Dhabi, en vue d'une cession d'une partie de son capital.

Anurag Kotoky; Catherine Monin et Constance de Cambiaire pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

 
Le plan de restructuration de la compagnie aérienne indienne Kingfisher soumis à l'instance indienne de régulation du secteur (DGCA) ne présente pas de propositions de financement suffisamment claires, estime Ajit Singh, le ministre indien de l'Aviation. /Photo prise le 12 avril 2012/REUTERS/Parivartan Sharma