Paris maintient le cap des 3% malgré l'ouverture d'Olli Rehn

samedi 22 décembre 2012 19h34
 

par Julien Ponthus

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français maintient son objectif de réduction de ses déficits publics à 3% du produit intérieur brut (PIB) en 2013 malgré les signaux envoyés par Olli Rehn, qui a laissé entendre vendredi que Paris pourrait obtenir plus de temps.

"Notre trajectoire des finances publiques, telle que fixée cet automne, reste inchangée", ont indiqué samedi à Reuters les services du Premier ministre, au lendemain des propos du commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires.

En marge d'un déplacement samedi dans un centre d'hébergement d'urgence parisien, Jean-Marc Ayrault a qualifié d'"indispensable" l'objectif de ramener les déficits publics à 3% du PIB en 2013.

C'est la crédibilité sur le long terme des politiques engagées qui compte, pas le fait de tenir à tout prix l'objectif de 3% pour 2013, avait estimé vendredi Olli Rehn. "Une fois que vous avez une stratégie budgétaire crédible à moyen terme, y compris par le biais de réformes, vous pouvez avoir un ajustement plus doux", ajoutait-il dit dans une interview que publie Le Monde.

De son côté, citant de hauts responsables au sein de l'exécutif européen et du gouvernement espagnol, El Pais croit savoir samedi que la Commission européenne va donner davantage de temps à l'Espagne et à la France pour ramener leurs déficits publics sous le seuil des 3% du PIB.

Paris bénéficierait ainsi d'une année supplémentaire.

Contactée par Reuters, la Commission a refusé de commenter l'information du journal espagnol.

Accueilli avec scepticisme à Paris, le délai évoqué par El Pais est néanmoins jugé plausible du fait de la morosité de la conjoncture économique prévue dans la zone euro en 2013.   Suite...

 
Le gouvernement français maintient son objectif de réduction de ses déficits publics à 3% du produit intérieur brut (PIB) en 2013 malgré les signaux envoyés par Olli Rehn, qui a laissé entendre vendredi que Paris pourrait obtenir plus de temps. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau