Wall Street finit en recul, plombée par le "mur budgétaire"

vendredi 21 décembre 2012 22h34
 

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a terminé en net recul la dernière séance de la semaine, dans la crainte que les négociations pour éviter le "mur budgétaire" n'aboutissent pas à temps, ce qui pourrait faire retomber l'économie américaine en récession.

La Bourse de New York a fini en baisse de 0,91% vendredi, l'indice Dow Jones des 30 industrielles cédant 120,88 points à 13.190,84 points. Le S&P-500, plus large, a perdu 13,54 points, soit 0,94%, à 1.430,15 points. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 29,38 points (-0,96%) à 3.021,01 points.

Sur la semaine, le Dow Jones a gagné 0,4%, le S&P-500 1,2% et le Nasdaq 1,7%.

Alors que la fin de l'année approche, le président de la Chambre des représentants, le républicain John Boehner, n'est pas parvenu à convaincre tous les membres de son parti de voter pour le "plan B" censé accentuer la pression sur le président Barack Obama.

Cet échec laisse penser qu'il sera difficile d'obtenir le soutien de tous les républicains au compromis proposé par Barack Obama sur les impôts des plus riches, ce qui limite les chances qu'un accord soit conclu d'ici la fin de l'année, selon des investisseurs.

L'expression "mur budgétaire" désigne les 600 milliards de dollars de coupes budgétaires et de hausses d'impôts qui se déclencheront automatiquement si le Congrès et la Maison Blanche ne parviennent pas à un compromis d'ici la fin de l'année.

Face à cette menace, les indicateurs macroéconomiques mitigés qui ont été publiés dans la journée ont eu peu d'impact sur la tendance.

Les dépenses des ménages américains ont augmenté en novembre à leur rythme le plus fort en trois ans, et les revenus progressent aussi, laissant penser que la croissance sera plus forte que prévu au quatrième trimestre.

De même, un baromètre très suivi de l'investissement des entreprises américaines a progressé plus qu'attendu en novembre, ce qui suggère que les inquiétudes liées à la fiscalité et aux dépenses publiques n'ont pas gelé tous les projets dans le secteur industriel.   Suite...

 
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