Les Bourses européennes terminent à la baisse

vendredi 21 décembre 2012 18h20
 

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en baisse vendredi tandis que Wall Street, l'euro et le pétrole perdaient aussi du terrain, dans la crainte que les négociations pour éviter le "mur budgétaire" n'aboutissent pas à temps et après des indicateurs économiques décevants en Europe.

A l'issue d'une semaine durant laquelle les investisseurs ont plus ou moins fait du surplace, l'indice CAC 40 a clôturé en baisse de 0,15% à 3.661,40 points. Le Footsie britannique a perdu 0,31% et le Dax allemand 0,47%, tandis que l'EuroStoxx 50 cédait 0,27%.

Sur l'ensemble de la semaine, le CAC 40 aura gagné 0,5% et l'EuroStoxx 50 0,49%.

Au moment de la clôture Europe, les grands indices américains accusaient des pertes plus nettes, de plus de 1%, notamment le Nasdaq, plombé par la chute de plus de 15% du fabricant de Blackberry RIM RIMM.O> après l'annonce d'une refonte de la tarification de ses services.

Alors que la fin de l'année approche, le président de la Chambre des représentants, le républicain John Boehner, n'est pas parvenu à convaincre tous les membres de son parti de voter pour le "plan B" censé accentuer la pression sur le président Barack Obama.

Cet échec laisse penser qu'il sera difficile d'obtenir le soutien de tous les républicains au compromis proposé par Barack Obama sur les impôts des plus riches, ce qui limite les chances qu'un accord soit conclu d'ici la fin de l'année, selon des investisseurs.

"Les marchés sont de plus en plus nerveux au fur et à mesure que la date limite pour un compromis se rapproche", commente Boris Schlossberg, chez FX BK Asset Management. "La plus grande crainte des investisseurs, c'est de voir le choc brutal (que représenterait le 'mur budgétaire') pour la demande aux Etats-Unis donner un coup de frein à la croissance mondiale."

L'expression "mur budgétaire" désigne les 600 milliards de dollars de coupes budgétaires et de hausses d'impôts qui se déclencheront automatiquement si le Congrès et la Maison Blanche ne parviennent pas à un compromis d'ici la fin de l'année.

En plus des incertitudes liées à ce dossier, qui ont déclenché un mouvement des investisseurs vers des actifs jugés sûrs - dollar, yen, obligations souveraines américaines et allemandes - plusieurs statistiques européennes ont limité les velléités d'achats.   Suite...

 
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES