Les républicains abandonnent le "plan B" sur le mur budgétaire

vendredi 21 décembre 2012 08h03
 

par Rachelle Younglai et Thomas Ferraro

WASHINGTON (Reuters) - Le président de la Chambre des représentants, le Républicain John Boehner, n'est pas parvenu jeudi à convaincre l'ensemble des membres de son parti de voter pour le "plan B" censé accentuer la pression sur Barack Obama et lui arracher des concessions à dix jours du "mur budgétaire".

Qualifiant le vote de "futile", la Maison blanche avait prévenu que si le plan de secours était adopté à la Chambre de représentants et au Sénat, à majorité démocrate, Barack Obama opposerait son veto au projet.

Le président démocrate et les républicains doivent s'entendre d'ici au 31 décembre pour éviter le "mur budgétaire", une hausse des impôts et une baisse des dépenses fédérales, toutes deux automatiques, qui créeraient un choc susceptible de plonger l'économie américaine dans la récession.

Face à l'impasse des négociations, John Boehner avait proposé de soumettre au vote un "plan B" à la Chambre des représentants où les républicains sont majoritaires.

Ce plan de secours consistait à prolonger les exonérations d'impôts pour tous les contribuables, excepté pour les revenus annuels supérieurs à un million de dollars.

Mais faute de soutien suffisant des élus républicains à l'initiative, le vote a été brutalement interrompu avant d'être définitivement annulé.

"La Chambre n'a pas adopté de plan budgétaire aujourd'hui parce qu'elle n'avait pas suffisamment de soutien de nos membres pour le faire passer", a expliqué John Boehner dans un communiqué.

Selon un haut conseiller du parti, la Chambre des représentants pourrait se réunir de nouveau le 27 décembre pour se prononcer sur un nouveau plan dont les grandes lignes restent à définir.   Suite...

 
Le président de la Chambre des représentants, le Républicain John Boehner, n'est pas parvenu jeudi à convaincre l'ensemble des membres de son parti de voter pour le "plan B" censé accentuer la pression sur Barack Obama et lui arracher des concessions à dix jours du "mur budgétaire". /Photo prise le 20 décembre 2012/REUTERS/Yuri Gripas