Exports et dépenses publiques ont dopé la croissance américaine

jeudi 20 décembre 2012 17h57
 

par Lucia Mutikani

WASHINGTON (Reuters) - La croissance des Etats-Unis s'est avérée au troisième trimestre supérieure à ce qui était précédemment estimé, portée par les exportations et les dépenses publiques, une dynamique qui risque cependant de s'essouffler en raison d'un ralentissement de la demande mondiale et des perspectives d'une politique budgétaire plus resserrée.

Un autre indicateur publié jeudi donne à penser que la création d'emplois reste modeste, en témoigne une hausse des nouvelles inscriptions au chômage la semaine passée. Mais ces inscriptions ont été dans le bas de leur fourchette de fluctuation avant le passage de l'ouragan Sandy en octobre.

Le produit intérieur brut (PIB) américain a crû de 3,1% en rythme annualisé, a annoncé le département du Commerce, qui livrait jeudi sa dernière estimation de cet indicateur, contre 2,7% annoncé le mois dernier.

C'est la croissance la plus soutenue depuis la fin 2011. Elle atteste aussi d'un rythme des dépenses de consommation un peu plus vif que précédemment estimé.

Les économistes interrogés par Reuters anticipaient une croissance de 2,8%.

Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont elles augmenté de 17.000 au total CVS de 361.000. "Le rythme des embauches reste décevant, les entreprises redoutant l'impact du 'mur budgétaire' sur la demande", estime Tanweer Akram (ING Investment Management), ajoutant que le rythme de croissance du PIB du troisième trimestre "reste assez modéré".

Le 'mur budgétaire' désigne les 600 milliards de dollars de coupes budgétaires et de hausses des impôts qui se déclencheront automatiquement si le Congrès et la Maison Blanche ne parviennent pas à un compromis budgétaire d'ici la fin de l'année.

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A Long Beach, en Californie. La croissance des Etats-Unis s'est avérée au troisième trimestre supérieure à ce qui était précédemment estimé, portée par les exportations et les dépenses publiques, une dynamique qui risque cependant de s'essouffler en raison d'un ralentissement de la demande mondiale et des perspectives d'une politique budgétaire plus resserrée. /Photo prise le 4 décembre 2012/REUTERS/Mario Anzuoni