La CE clôt le dossier Thomson Reuters après des concessions

jeudi 20 décembre 2012 13h36
 

par Foo Yun Chee

BRUXELLES (Reuters) - Les autorités européennes ont annoncé jeudi la fin de l'enquête antitrust visant Thomson Reuters, le groupe ayant accepté de faciliter l'utilisation de ses codes d'instruments financiers pour des services concurrents des siens.

La Commission européenne (CE) a précisé que le groupe d'information financière et de nouvelles ne serait pas sanctionné et que l'accord de règlement n'inclut aucune reconnaissance de culpabilité.

"Les engagements proposés par Thomson Reuters permettront d'améliorer la concurrence sur ce marché. Les établissements financiers qui utilisent les codes d'instruments financiers de Reuters pourront désormais avoir recours plus facilement à d'autres fournisseurs", a déclaré le commissaire à la Concurrence, Joaquin Almunia, dans un communiqué.

L'exécutif communautaire précise que Thomson Reuters a proposé de créer une nouvelle licence qui permettra à ses clients d'utiliser ses codes pour accéder à des données fournies par ses concurrents.

L'enquête sur les "Reuters Instruments Codes", le système de codage des produits financiers (actions, obligations, indices, devises, etc) créé par Reuters, avait débuté en 2009.

La CE jugeait à l'époque que Thomson Reuters pouvait avoir abusé de sa position dominante sur le marché des données financières en empêchant ses clients d'utiliser ses codes pour accéder à des données de concurrents.

Thomson Reuters a accepté depuis un certain nombre de concessions pour apaiser les craintes des autorités. C'est la dernière série de concessions, remontant au mois de mai, que la CE a acceptée.

"Au terme de deux consultations du marché et d'améliorations substantielles apportées à la proposition initiale, la Commission a conclu que les engagements définitifs dissipaient ses craintes en matière de concurrence", explique-t-elle dans un communiqué.   Suite...

 
La Commission européenne (CE) a mis fin à l'enquête antitrust visant Thomson Reuters, le groupe ayant accepté de faciliter l'utilisation de ses codes d'instruments financiers pour des services concurrents des siens. /Photo d'archives/REUTERS/Toby Melville