Des risques politiques menaceraient les réformes grecques

lundi 17 décembre 2012 18h01
 

ATHENES (Reuters) - Les résistances politiques font partie des risques "très importants" qui pèsent sur les réformes imposées à la Grèce en contrepartie du plan de sauvetage international, apprend-on lundi dans un rapport des créanciers de la Grèce.

Selon ce rapport, la "troika" - banque centrale, Fonds monétaire international et Commission européenne - estime que la Grèce mérite de recevoir la prochaine tranche d'aide. Elle doit cependant rester vigilante afin d'atteindre les objectifs fixés par le plan de sauvetage de 130 milliards d'euros.

"Le risque clé concerne la mise en application des mesures, étant donné que la coalition qui soutient le gouvernement semble fragile et que certains aspects du programme rencontrent une résistance politique, malgré la détermination du gouvernement", selon le rapport.

"Des mesures budgétaires importantes sont susceptibles d'être attaquées en justice ", souligne le document.

Le rapport signale également que l'impact des réductions budgétaires en 2013 pourrait être plus important qu'attendu dans un contexte de ralentissement de l'économie.

Le rapport critique par ailleurs l'influence des lobbies et déclare que réformer l'économie nécessiterait de "casser les résistances (aux réformes) des intérêts privés et l'esprit de rente qui dominent les mentalités des puissants groupes de pression".

Selon le rapport, le niveau de privatisation a été insuffisant mais, depuis septembre le processus est relancé. Les ventes d'actifs publiques devraient rapporter 8,5 milliards d'euros à l'Etat d'ici 2016.

"Des doutes demeurent cependant concernant l'efficacité de la gestion des privatisations", ajoute enfin le rapport.

Karolina Tagaris, Constance De Cambiaire pour le service français, édité par Catherine Monin

 
<p>Selon un rapport des cr&eacute;anciers de la Gr&egrave;ce, les r&eacute;sistances politiques font partie des risques "tr&egrave;s importants" qui p&egrave;sent sur les r&eacute;formes impos&eacute;es &agrave; la Gr&egrave;ce en contrepartie du plan de sauvetage international. /Photo d'archives/REUTERS/John Kolesidis</p>