Bâle III ne sera pas remis en cause selon les régulateurs

samedi 15 décembre 2012 10h58
 

LONDRES (Reuters) - L'échec de l'Union européenne et des Etats-Unis à respecter la date du 1er janvier 2013 pour commencer à appliquer les nouvelles règles de solvabilité des banques ne remettra pas en cause l'accord de Bâle III, ont déclaré les régulateurs.

Le comité de Bâle, à l'origine des nouvelles réglementations, a annoncé vendredi, à l'issue d'une réunion de deux jours, que 11 pays étaient prêts à commencer à appliquer ces règles plus strictes de fonds propres et de liquidités.

Le comité de Bâle est composé de près de 30 pays, mais deux centres financiers importants, que sont l'Union européenne et les Etats-Unis, retardent la mise en application de l'accord, un élément clé de réponse à la crise financière de 2007-2009.

"Nous nous attendons à ce que lors de la finalisation par les autres juridictions de leurs réglementations nationales pendant l'année 2013, elles intègrent toutes les autres échéances transitoires, conformément à l'accord initial", a dit le président du comité, Stefan Ingves, dans un communiqué.

Il a précisé que ce serait le cas même si les parties concernées n'ont pas pu commencer comme prévu dès le début 2013.

"En conséquence, d'ici à la fin de 2013, presque toutes les juridictions du comité de Bâle appliqueront Bâle III conformément avec au calendrier prévu", a ajouté Stefan Ingves, qui est également gouverneur de la banque centrale suédoise.

"Il s'agit d'une démarche absolument cruciale pour le renforcement du système bancaire mondial."

Les Etats de l'UE et le Parlement européen, réunis à Strasbourg jeudi, ne sont pas parvenus à conclure un accord sur les nouvelles règles de Bâle III.

Mais des progrès ont été accomplis et une porte-parole du Parlement européen a expliqué qu'une nouvelle rencontre était prévue mardi prochain pour tenter de rapprocher les positions sur les points de désaccord qui subsistent.

Huw Jones, Juliette Rouillon pour le service français

 
<p>L'&eacute;chec de l'Union europ&eacute;enne et des Etats-Unis &agrave; respecter la date du 1er janvier 2013 pour commencer &agrave; appliquer les nouvelles r&egrave;gles de solvabilit&eacute; des banques ne remettra pas en cause l'accord de B&acirc;le III, ont d&eacute;clar&eacute; les r&eacute;gulateurs. /Photo d'archives/REUTERS/Heinz-Peter Bader</p>