Consensus prudent en faveur des marchés actions en 2013

vendredi 14 décembre 2012 17h35
 

par Raoul Sachs

PARIS (Reuters) - Reprise économique aux Etats-Unis et dans les pays émergents, récession ou croissance zéro en zone euro, crise de la dette en voie de règlement, banques centrales toujours prêtes à jouer les pompiers : un consensus assez large autour de ces thèmes plaide pour un retour progressif sur les actions en 2013.

Intermédiaires financiers et sociétés de gestion se veulent optimistes pour 2013 mais, après plusieurs années de crise, conseillent la prudence au moins au premier trimestre.

Ils relèvent ainsi que si l'horizon s'est dégagé, des nuages demeurent : la zone euro a encore du chemin à faire pour combler les lacunes du Traité de Maastricht et, aux Etats-Unis, même si c'est attendu, un accord budgétaire entre démocrates et républicains n'a pas encore été conclu.

L'absence d'un tel accord déclencherait un mécanisme brutal d'ajustement budgétaire qui, selon Christophe Donay, responsable de la recherche et de l'allocation d'actifs chez Pictet, aurait un impact négatif de 4% sur le produit intérieur brut américain et sonnerait le retour de la récession.

"Nous sommes dans le camp des optimistes mais la politique sera encore là, aux Etats-Unis mais aussi en zone euro", a-t-il dit vendredi lors d'une conférence de presse, faisant allusion aux nombreuses consultations électorales prévues l'an prochain dans plusieurs pays européens, dont l'Allemagne et l'Italie.

La performance des actions étant historiquement liée à la croissance économique, il faudra donc attendre la fin du premier trimestre pour vérifier si le scénario de reprise aux Etats-Unis se concrétise et si, la croissance mondiale aidant, l'économie de la zone euro aura touché un point bas et pourra entrevoir un redressement en 2014.

Dans cette attente, la plupart des sociétés de gestion et des intermédiaires maintiennent une exposition aux obligations d'entreprises (crédit corporate), la classe d'actifs reine en 2012 qui a combiné sécurité (protection du capital) et rendement dans un environnement de taux courts nuls ou négatifs et de taux longs tombés à des plus bas historiques.

Si ces prévisions se confirment, les professionnels préconisent d'accélérer la sortie du crédit corporate, dont les rendements sont tombés à des plus bas historiques dans le sillage de ceux des emprunts d'Etat de référence, allemands ou américains.   Suite...

 
<p>Interm&eacute;diaires financiers et soci&eacute;t&eacute;s de gestion se veulent optimistes sur les actions pour 2013 mais, apr&egrave;s plusieurs ann&eacute;es de crise, ils conseillent la prudence au moins au premier trimestre. /Photo d'archives/REUTERS/John Schults</p>