La BCE superviseur unique, étape importante mais pas suffisante

vendredi 14 décembre 2012 15h27
 

FRANCFORT (Reuters) - Faire de la BCE le superviseur unique des grandes banques de la zone euro constitue une étape importante du processus visant à les rendre plus résistantes aux chocs financiers mais il faudra aller au-delà pour juguler les crises elles-mêmes, a déclaré vendredi le vice-président de la Banque centrale européenne, Vitor Constancio.

La situation financière s'est un peu apaisée depuis que la BCE a pris l'engagement, en juillet, de faire le nécessaire pour préserver l'euro mais les choses pourraient changer si les Etats n'allaient pas au bout de leurs réformes, a-t-il dit, en présentant le rapport semestriel de la BCE sur la stabilité financière.

La zone euro est exposée à deux autres risques, a-t-il ajouté: celui d'une dégradation de la situation financière des banques et celui de nouvelles tensions sur leur financement, le marché monétaire et celui de la dette n'ayant pas encore renoué avec un fonctionnement normal.

Même si les besoins de refinancement des banques seront l'an prochain moins élevés que cette année, le secteur reste soumis à la pression de financements délicats et à la nécessité de renforcer leurs fonds propres, conformément aux règles plus strictes édictées par le Comité de Bâle.

Mais ce nouveau corpus, baptisé Bâle III, n'entrera pas en vigueur en 2013, comme il était prévu à l'origine, donnant aux banques plus de temps pour s'y préparer.

"La mise en place ne se fera pas en 2013 parce qu'il y des retards dans la définition finale du ratio de liquidité", a expliqué Vitor Constancio.

LE FDIC AMÉRICAIN COMME MODÈLE ?

L'accord sur l'union bancaire conclure à Bruxelles cette semaine prévoit parallèlement qu'au moins 150 des principales banques de la zone euro seront directement supervisées par la BCE. Cette dernière pourra en outre intervenir au moindre signe de graves difficultés chez les autres établissements, un nombre excessif de l'avis de Jens Weidmann, membre du Conseil des gouverneurs de la BCE.

"Je ne suis pas convaincu que le Conseil des gouverneurs de la BCE soit l'instance idéale pour décider de la fermeture d'une banque", a-t-il dit.   Suite...

 
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