L'Espagne nationalise une huitième banque

jeudi 13 décembre 2012 19h54
 

par Jesús Aguado et Sonya Dowsett

MADRID (Reuters) - L'Etat espagnol a pris jeudi le contrôle d'une huitième banque depuis le début de la crise alors que la structure de défaisance censée assainir un secteur plombé par des créances immobilières douteuses commence à prendre forme.

Madrid en effet annoncé s'être assuré de la participation de ses grandes banques, à l'exception de BBVA, au financement de cette "bad bank", la Sareb.

Cette dernière va reprendre les créances immobilières les plus toxiques détenues par les établissements bancaires en grande difficulté, au premier chef ceux que l'Etat a dû nationaliser ces dernières années.

L'existence de la Sareb est une condition préalable à l'octroi à Madrid de quelque 41 milliards d'euros de prêts européens destinés à recapitaliser le secteur bancaire.

Certains pensent que l'aide demandée par le gouvernement de Mariano Rajoy pour ses banques n'est que le préalable à une demande d'aide pour l'Etat lui-même.

Depuis plusieurs mois, plusieurs membres du gouvernement, Mariano Rajoy en tête, ne cessent de dire qu'une telle éventualité est à l'étude, sans pour autant avoir franchi le pas, qui permettrait pourtant à la Banque centrale européenne (BCE) d'activer son programme de rachats d'obligations d'Etat OMT.

Les contributeurs à la Sareb sont Santander, Caixabank, Popular, Sabadell et la caisse d'épargne Kutxabank, ainsi que quelques assureurs privés.

La Sareb sera dotée d'un capital de départ de 3,8 milliards d'euros, qui sera porté à cinq milliards par la suite, composé pour un quart d'actions et pour le reste d'obligations subordonnées, a précisé le ministère.   Suite...

 
<p>La structure de d&eacute;faisance bancaire espagnole cens&eacute;e assainir un secteur plomb&eacute; par des cr&eacute;ances immobili&egrave;res douteuses commence &agrave; prendre forme alors que l'Etat espagnol a pris le contr&ocirc;le d'une huiti&egrave;me banque depuis le d&eacute;but de la crise. /Photo d'archives/REUTERS/Sergio Perez</p>