Areva défend l'EPR malgré les déboires du réacteur

jeudi 13 décembre 2012 14h14
 

par Benjamin Mallet

PARIS (Reuters) - Areva a défendu jeudi la capacité de son réacteur nucléaire de nouvelle génération EPR à conquérir de nouveaux marchés, faisant notamment valoir qu'il tire déjà les leçons des surcoûts et retards enregistrés sur les chantiers français et finlandais.

Le président du directoire du spécialiste public du nucléaire, Luc Oursel, a en outre estimé que le coût de l'EPR finlandais d'OL3 devrait être "voisin" de celui de Flamanville, relevé par EDF début décembre à près de 8,5 milliards d'euros.

Confirmant l'objectif de dix nouvelles commandes d'EPR d'ici à fin 2016, annoncé il y a un an, Luc Oursel ne s'est en revanche pas prononcé sur d'éventuelles nouvelles provisions pour Areva au titre de son chantier d'OL3, celles-ci atteignant déjà 3,2 milliards d'euros.

"Les difficultés que nous avons rencontrées, et que nous ne cachons pas, nous en avons tiré les leçons (...), donc nous apportons une certaine garantie en matière de délais et en matière de construction", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

En plus des réacteurs de Flamanville et d'OL3, deux autres EPR sont actuellement en construction en Chine, à Taishan.

"On ne peut pas dire que Taishan est un projet parfait mais, néanmoins, on mesure concrètement ce que nous avons enduré (...) sur OL3 et ce que cela amène pour les projets suivants", a déclaré Philippe Knoche, directeur général délégué d'Areva.

"On va maintenant, avec les prochains EPR, vers des retours d'expérience complets et ensuite vers des séries. Ça se traduit par des délais (...), mais également en termes de coûts", a-t-il ajouté.

Areva estime ainsi que les délais de construction de Taishan et d'un EPR "standard" seront globalement inférieurs d'environ 40% à celui d'OL3 et que le coût de l'îlot nucléaire, grâce à un design plus "mature", peut être aujourd'hui réduit de 15% par rapport à 2008.   Suite...

 
<p>Le pr&eacute;sident du directoire d'Areva, Luc Oursel, d&eacute;fend la capacit&eacute; de son r&eacute;acteur nucl&eacute;aire de nouvelle g&eacute;n&eacute;ration EPR &agrave; conqu&eacute;rir de nouveaux march&eacute;s, faisant notamment valoir qu'il tire d&eacute;j&agrave; les le&ccedil;ons des surco&ucirc;ts et retards enregistr&eacute;s sur les chantiers fran&ccedil;ais et finlandais. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau</p>