Dexia AM positif mais invite à la prudence sur les obligations

jeudi 13 décembre 2012 09h18
 

par Raoul Sachs

PARIS (Reuters) - Les obligations resteront une classe d'actifs attractive en 2013 mais ne devraient pas répliquer leur performance exceptionnelle de 2012 due à l'action des banques centrales, estime Nicolas Forest, responsable de la stratégie taux et devises de Dexia Asset Management.

Lors d'une interview accordée mercredi à Reuters, il a cependant invité à la prudence aussi bien sur la dette souveraine américaine que sur la dette européenne dont les rendements, tombés à des plus bas record en 2012, pourraient amorcer une remontée lente et progressive.

Le discours et les décisions de la Banque centrale européenne (BCE), notamment le dispositif de rachat de dette de maturité courte (OMT) annoncé cet été, ont considérablement réduit la prime de risque, donc les taux d'intérêt, payée par les pays en difficulté de la zone euro, comme l'Espagne ou l'Italie, pour se financer.

Mais, Nicolas Forest craint que la mise en oeuvre du dispositif OMT s'avère difficile d'autant que toutes les obligations souveraines de la zone euro émises à partir du 1er janvier 2013 comporteront une clause d'action collective qui permettront une restructuration de dette si une majorité de créanciers le décident.

"Aujourd'hui, même si la croissance retrouve des couleurs, de faibles niveaux de taux sont encore nécessaires afin de ne pas l'étouffer. Pour autant, un ajustement progressif du niveau des taux n'est pas à exclure en 2013", a-t-il dit, évoquant les possibles stratégies de sortie des programmes massifs de rachat de dette souveraine par les banques centrales, Fed en tête.

Il souligne que la Fed possède en moyenne 30% de la dette fédérale américaine et approche donc des "limites de son action".

Avec une croissance autour de 2%, Dexia AM table sur une remontée du taux à 10 ans à 2% aux Etats-Unis en 2013 contre 1,66% ce jeudi.

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<p>Les obligations resteront une classe d'actifs attractive en 2013 mais ne devraient pas r&eacute;pliquer leur performance exceptionnelle de 2012 due &agrave; l'action des banques centrales, selon Nicolas Forest, responsable de la strat&eacute;gie taux et devises de Dexia Asset Management. /Photo d'archives/REUTERS/Dado Ruvic</p>