La crise en Europe pousse Danone à de nouvelles économies

jeudi 13 décembre 2012 12h03
 

par Noëlle Mennella

PARIS (Reuters) - Un mois après l'entrée de l'activiste Nelson Peltz dans son capital, Danone a annoncé jeudi de nouvelles mesures d'économies en Europe pour faire face à une dégradation de la conjoncture économique qu'il juge durable.

D'un montant d'environ 200 millions d'euros, ce plan s'étalera sur 2013 et 2014 et touchera toutes les activités de Danone et plusieurs pays d'Europe. Il doit être soumis aux représentants du personnel d'ici mars prochain.

Il ne prévoit aucune fermeture d'usine et s'ajoute à un programme déjà en cours par lequel Danone réalise 500 millions d'euros annuels de gains de productivité au niveau mondial, a précisé Laurent Sacchi, directeur délégué à la présidence du groupe, dans un entretien à Reuters.

Les économies supplémentaires attendues représentent l'équivalent de 100 points de base de marge opérationnelle, mais leur impact sera cependant dilué du fait de l'étalement de leur mise en oeuvre sur deux ans, relève l'analyste Jean-Marie L'Homé, chez Aurel BGC.

Danone a abaissé en juin son objectif de marge 2012 de 50 points de base pour tenir compte de la chute de ses ventes en Europe du Sud, où sévit la récession.

A la mi-novembre, le groupe a précisé qu'il serait confronté en 2013 à des pressions sur ses marges similaires à celles connues cette année, et les analystes s'attendaient donc à une nouvelle baisse de 50 points de base l'an prochain.

L'annonce d'économies supplémentaires montre que les attentes de l'investisseur Nelson Peltz "ne sont pas si irréalistes que cela", relève Pierre Tegner, chez Natixis.

Lors de son entrée au capital de Danone, dont il détient 1%, le milliardaire américain avait déclaré le mois dernier que le groupe devait réduire plus drastiquement ses coûts, en particulier en Espagne, son deuxième marché, et s'éviter des acquisitions afin de protéger ses marges.   Suite...

 
<p>Danone pr&eacute;voit de nouvelles mesures d'&eacute;conomies en Europe pour faire face &agrave; une d&eacute;gradation de la conjoncture &eacute;conomique qu'il juge durable. D'un montant d'environ 200 millions d'euros, ce plan, qui intervient un mois apr&egrave;s l'entr&eacute;e de l'activiste Nelson Peltz dans le capital du groupe, s'&eacute;talera sur 2013 et 2014. /Photo d'archives/REUTERS/Jacky Naegelen</p>