BBVA n'investirait pas dans la "bad bank" espagnole

mardi 11 décembre 2012 19h10
 

MADRID (Reuters) - BBVA, la deuxième banque d'Espagne, n'investira pas dans la Sareb, la structure de défaisance ("bad bank") espagnole chargée de collecter les actifs immobiliers à risque et les créances douteuses des banques, ont déclaré mardi quatre sources au fait du dossier.

Ce refus est un coup dur pour le gouvernement qui espérait convaincre les plus grandes banques espagnoles d'apporter des capitaux à cette nouvelle structure.

Les motivations de la banque restent inconnues et elle-même, qui soufflait le chaud et le froid à ce sujet depuis septembre, est restée muette.

Pour autant, sa défection n'empêchera pas la "bad bank" d'être opérationnelle en fin d'année.

Les contributions des autres établissements - banques et assureurs - dépasseront en effet les 2,5 milliards d'euros de participation du privé, soit la moitié du capital de la Sareb, dont Madrid a besoin pour amortir l'impact de l'opération sur les finances publiques.

L'existence de la Sareb est une condition préalable à l'octroi à Madrid de quelque 41 milliards d'euros de prêts européens destinés à recapitaliser le secteur bancaire.

"Les banques espagnoles saines, plus Ibercaja, Popular et d'autres banques plus petites investiront autour de deux milliards d'euros, qui seront répartis en fonction de leur part de marché", a dit l'une des sources ayant participé aux discussions entre les banques et les autorités espagnoles.

"Cela prendra en compte le fait que BBVA n'est pas disposée à participer".

Compagnies d'assurance et autres investisseurs privés nationaux et internationaux assureront les 500 millions restants, a ajouté la source.   Suite...

 
<p>BBVA, la deuxi&egrave;me banque d'Espagne, n'investira pas dans la Sareb, la structure de d&eacute;faisance ("bad bank") espagnole charg&eacute;e de collecter les actifs immobiliers &agrave; risque et les cr&eacute;ances douteuses des banques, ont d&eacute;clar&eacute; mardi quatre sources au fait du dossier. Ce refus est un coup dur pour le gouvernement qui esp&eacute;rait convaincre les plus grandes banques espagnoles d'apporter des capitaux &agrave; cette nouvelle structure. /Photo d'archives/REUTERS/Albert Gea</p>