Le rachat de dette grecque a attiré 31,8 milliards d'euros

mardi 11 décembre 2012 23h01
 

BRUXELLES (Reuters) - L'opération de rachat de dette de la Grèce a suscité des offres d'un montant total de 31,8 milliards d'euros, a déclaré un haut responsable de la zone euro mardi, mais le prix moyen payé pour les titres est légèrement supérieur aux attentes, ce qui implique que la dette sera un peu moins réduite que prévu.

Un banquier qui a participé à l'opération a confirmé les montants, précisant que le prix moyen payé par Athènes pour les obligations rachetées était de 33,5 cents par euro de valeur nominale.

Ce prix implique que l'opération a également généré un manque à gagner de l'ordre de 450 millions d'euros et que le ratio d'endettement ne sera réduit que de 9,5 points de pourcentage environ au lieu des 11 points visés.

Le ratio dette publique/PIB serait ainsi de l'ordre de 126,6% en 2020, alors que l'objectif fixé avec le Fonds monétaire international (FMI) en novembre était de 124%, pourcentage qui prend également en compte d'autres mesures ponctuelles.

Les ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) devaient débattre des résultats de l'opération lors d'une téléconférence organisée en fin de journée, ont dit plusieurs sources.

Le banquier a ajouté qu'il ne serait pas difficile de trouver d'autres créanciers obligataires disposés à vendre leurs titres pour combler l'écart entre les objectifs et les résultats.

"Le montant pourrait être levé auprès des 'bad banks' allemandes: elles n'ont pas soumis tous leurs titres", a-t-il dit. "Le FMI ne va pas s'en laisser compter, sachant qu'il y a des obligations qui n'ont pas été présentées à la vente; les banques grecques ont proposé la quasi-totalité de ce qu'elles avaient".

On ne pense pas, de source officielle, que l'Eurogroupe publiera un communiqué à l'issue de sa téléconférence. Les ministres des Finances devraient se réunir jeudi matin à Bruxelles pour évoquer les résultats de l'opération de rachat.

En déplacement en Colombie, la présidente du FMI Christine Lagarde a salué le résultat de l'opération sans s'étendre, disant vouloir réserver la primeur de ses commentaires aux dirigeants européens.

Bureaux européens et Luke Baker, Juliette Rouillon et Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Angrand

 
<p>L'op&eacute;ration de rachat de dette de la Gr&egrave;ce a suscit&eacute; des offres d'un montant total de 31,8 milliards d'euros, a d&eacute;clar&eacute; un haut responsable de la zone euro mardi, mais le prix moyen pay&eacute; pour les titres est l&eacute;g&egrave;rement sup&eacute;rieur aux attentes, ce qui implique que la dette sera un peu moins r&eacute;duite que pr&eacute;vu. /Photo d'archives/REUTERS/Francois Lenoir</p>