Le luxe français met le cap sur la Turquie

mardi 11 décembre 2012 17h38
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Le secteur français du luxe entend pousser ses pions en Turquie, où la croissance économique offre d'importants gisements de croissance malgré de multiples obstacles tarifaires et une contrefaçon massive.

Après la Chine, le Brésil, l'Inde et la Russie, les maisons du Comité Colbert, qui regroupe 75 entreprises françaises du luxe, ciblent maintenant la Turquie, identifiée comme un nouveau relais de croissance avec les autres pays appelés "Civets" (Colombie, Indonésie, Vietnam, Egypte, Turquie et Afrique du Sud).

La clientèle turque ne représente aujourd'hui que 2% des ventes des maisons du Comité (soit environ 640 millions d'euros sur un chiffre d'affaires combiné de 31 milliards) et sur ce total, 25% des ventes sont réalisées hors du pays.

Mais le marché pourrait décupler dans les dix ans qui viennent, porté par un taux de croissance économique compris entre 5% et 8% par an et par le pouvoir d'attraction d'Istanbul, devenue une importante plaque tournante du tourisme régional.

"Le marché turc est certainement appelé à fortement progresser. Nous pensons qu'il pourrait doubler dans les dix ans à venir", a déclaré à Reuters Elisabeth Ponsolle des Portes, déléguée générale du Comité Colbert, en marge d'une conférence présentant les manifestations qui seront organisées en janvier 2013 à Istanbul pour promouvoir le luxe français.

Si l'économie turque signe de forts taux de progression depuis une dizaine d'années, le rythme s'est véritablement accéléré pour les marques françaises depuis deux ou trois ans.

Car Istanbul est devenue une métropole régionale drainant la riche clientèle des pays du Golfe et des pays du Caucase (Arménie, Kazakhstan, Ouzbékistan).

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<p>A Istambul. Le secteur fran&ccedil;ais du luxe entend pousser ses pions en Turquie, o&ugrave; la croissance &eacute;conomique offre d'importants gisements de croissance malgr&eacute; de multiples obstacles tarifaires et une contrefa&ccedil;on massive. /Photo prise le 4 septembre 2012/REUTERS/Murad Sezer</p>