ThyssenKrupp veut entrer dans une nouvelle ère

mardi 11 décembre 2012 14h58
 

par Maria Sheahan

ESSEN, Allemagne (Reuters) - Le président du directoire de ThyssenKrupp s'est engagé à prendre des mesures pour régler les problèmes du premier groupe allemand de sidérurgie.

ThyssenKrupp s'est fourvoyé en Amérique et fait l'objet de soupçons de corruption, autant d'éléments qui ont amené Heinrich Hiesinger à remercier la moitié du directoire.

"Il est évident que pas mal de choses ont mal tourné par le passé", a-t-il dit mardi à la presse, au lendemain de l'annonce d'une perte annuelle de 4,7 milliards d'euros, largement supérieure aux prévisions, essentiellement imputable à des dépréciations sur les aciéries aux Etats-Unis et au Brésil.

Le sidérurgiste a également décidé de passer le dividende pour la première fois de son histoire.

Les aciéries de la division Steel Americas, objet d'une provision pour dépréciation de 3,6 milliards d'euros, soit près de la moitié de leur valeur, sont un projet qui s'est avéré désastreux et qui a coûté leur place à Ekkehard Schulz, le prédécesseur d'Heinrich Hiesinger et à Edwin Eichler, le responsable des activités Acier du groupe allemand.

Cette décision ramène ces aciéries à une valeur plus réaliste, de l'avis des analystes. Ces sites ont perdu à peu près un milliard d'euros durant l'exercice clos le 30 septembre. Ils devaient constituer une tête de pont aux Amériques pour ThyssenKrupp mais les coûts d'implantation ont largement dépassé les budgets, tandis que la demande n'a pas été à la hauteur des attentes.

"La catastrophe de Steel Americas montre que la culture de notre leadership a échoué dans bien des domaines de l'entreprise", a ajouté Heinrich Hiesinger.

L'action, qui reculait en matinée, a vivement remonté pour gagner 6,89% à 17,38 euros à 15h45 GMT.   Suite...

 
<p>Au lendemain de l'annonce d'une perte annuelle de 4,7 milliards d'euros, le pr&eacute;sident du directoire de ThyssenKrupp s'est engag&eacute; mardi &agrave; prendre des mesures pour r&eacute;gler les probl&egrave;mes du premier groupe allemand de sid&eacute;rurgie. /Photo prise le 11 d&eacute;cembre 2012/REUTERS/Ina Fassbender</p>